Ces voyages s'adressent à toutes personnes intéressées par une découverte des régions polaires.
L'utilisation d'un bateau polaire ou d'un brise-glaces pouvant progresser dans les glaces est essentielle, de même les "zodiacs" qui permettent des débarquements très faciles: des moyens adaptés au monde polaire.
Le programme est entièrement orienté vers la découverte. Le "staff" est composé de spécialistes et donne de nombreuses informations. L'accès à la passerelle est libre: un voyage culturel et participatif. À bord, pas de luxe et le voyage est étudié pour répondre à vos demandes: chaque excursion peut s'effectuer en groupe "promeneur" ou "marcheur".
La capacité réduite du bateau (40 à 100 personnes) et l'encadrement important, 20 marins et officiers russes, un commissaire et 2 chefs européens, un docteur (assistance en cas d'urgence), quatre à huit guides polaires et un chef d'expédition (Christian Kempf) vous permettront de goûter au mieux le milieu polaire: vous serez en "famille" et menés par des spécialistes.
À bord le petit déjeuner international est en self service, les déjeuners et les dîners sont servis à table.
Selon les jours, nous réaliserons entre 1 et 4 excursions. Lors de navigations spectaculaires, les zodiacs peuvent suivre le bateau. Nous débarquons pour visiter des sites historiques, des colonies d'oiseaux, des villages, mais si la banquise le permet, si nous passons un iceberg impressionnant ou si une baleine, un ours ou un morse sont repérés, nous approchons !
Ces voyages sont programmés aux limites du possible et malgré les moyens mis en oeuvre, la nature reste souveraine, et le conditions météorologiques et/ou de glaces peuvent changer nos plans; de même nous pouvons être amenés à rester plus ou moins longtemps en certains lieux, et observer paysages et baleines par grand soleil... ou à passer si la brume est trop dense: "flexibilité" est le maître mot de ces voyages.
En raison de l'éloignement extrême de ces régions, les délais de rapatriement peuvent être allongés et les interventions d'urgence impossibles: c'est pour cela qu'un questionnaire médical confidentiel vous sera demandé.
Le Spitzberg est la plus grande île de l'archipel du Svalbard, dans l'océan Arctique. Elle a une surface de 37 673 km² et des dimensions de 280 km de long pour 40 à 225 km de large. Ce nom fut historiquement donné à l'ensemble de l'archipel, et est parfois encore utilisé de cette manière de nos jours. Le Spitzberg (et tout l'archipel du Svalbard) dépendent de la Norvège. Toutefois, l'archipel est régi par un traité signé en 1920 par 30 pays qui confèrent certains droits d'accès à d'autres pays. Des mines de charbon exploitées par des intérêts russes, sont une conséquence de ce traité.
Avec plus de 2 millions de km2, culminant à plus de 3700 m d'altitude, c'est la plus grande île du monde, séparée de l'Amérique du Nord par un détroit de 25km à peine. Ses côtes découpées donnent des fjords parmi les plus longs du monde (Kangerlussuaq : 170 km, Scoresby Sund, 313 km) dans des roches primaires très riches en minéraux alors que le centre est couvert à 85% par la plus grande calotte glaciaire de l'hémisphère Nord.
La calotte, épaisse par endroits de plus de 3 km, coule en mer par des glaciers gigantesques qui donnent les plus grands icebergs de l'Arctique ; ils s'échappent en cathédrales de cristal qui dérivent quelques années le long des côtes...
Les Inuits, peuples chasseurs de l'Arctique, ont colonisé l'île par 3 civilisations, dont la dernière s'est heurtée
à la colonisation viking dans le Sud de cette « Terre Verte ». Les glaces, les montagnes et les habitants du Groenland ont fasciné bien des Français ; le Commandant Charcot, l'explorateur Paul Emile Victor, les anthropologues Jean Malaurie et Rober Gessain, et bien d'autres...De Thulé à Ammassalik, chacun d'entre nous a entendu parler de ce pays extraordinaire, aujourd'hui indépendant, et qui compte plus de 57 000 habitants.
Les paysages les plus saisissants se trouvent dans le détroit du Prince Christian au Sud, à
Ilulissat sur la côte Ouest, en Baie de Melville au Nord, et surtout dans les fjords de la
côte Est, la plus secrète et sauvage, car protégée par une large ceinture de banquise
qui dérive depuis le bassin polaire ; c'est là aussi que se trouve le plus grand parc
national du monde (972 000 km2), et que l'on trouve ainsi plus régulièrement
ours, morses, narvals, boeufs musqués...
Le Groenland Est : Le plus grand parc national du monde. Des paysages désertiques extraordinaires, des glaciers et icebergs géants. Phoques, bœufs musqués et belles navigations dans la banquise. Temps en général ensoleillé.
Le Grand Nord Ouest : Les villages Inuits, les icebergs, la barrière de glace de Humbolt, la banquise. La présence des expéditions Polaires de Victor et la mythique Thulé. Temps variable.
La Grande Croisière Polaire : L’occasion unique d’un tour d’horizon complet : l’Islande et ses volcans, les icebergs du Groenland Est, la secrète Jan Mayen, la banquise et les paysages du Sud et Est Spitzberg, superbes et riches d’histoire. Temps variable.
Contrairement aux paysages montagneux et de glaciers du Spitzberg, du Groenland et de l'Arctique canadien oriental, la Sibérie se présente en un immense plateau, déroulant sa toundra à perte de vue... Quelques fleuves immenses, de 4000 à plus de 5000 km de longueur, drainent ces terres de tourbières et se jettent dans l'Océan Glacial Arctique en deltas démesurés : Ob, Iénisséï, Lena, Kolyma... En fait 70% de l'Arctique est ainsi forgé dans les plateaux, qui du Sud au Nord s'étalent sur 1500 à 2000 km... Autrefois terre des mammouths, ces étendues sont le domaine des oiseaux, des moustiques et des troupeaux de rennes. Les peuples autochtones, autrefois décimés par les cosaques, entretiennent encore des économies marginales dans ces immensités parmi les moins peuplées du monde, où les goulags isolaient jusqu'il y a peu de temps encore les ennemis du communisme. Le sous-sol, d'une grande richesse, va y être de plus en plus exploité.
Plus au Sud, la grande forêt boréale, ou taïga, abrite quelques villes dont Irkoutsk, au bord du lac Baïkal. Le voyageur ne sera pas ébloui, mais il verra ces peuples et ces horizons sans fin, ces lourdes croupes ondulant jusqu'à la mer polaire où la Terre François Joseph, la Terre du Nord, et la Nouvelle Zemble ont des glaciers et calottes impressionnants, et une faune préservée. Plus à l'Est, l'île Wrangel et le détroit de Béring se trouvent dans l'une des mers les plus riches du monde en baleines, morses, ours... hélas braconnés. Et en bien des lieux, le communisme a légué sa pollution !
L'accès aux sites éloignés est presque impossible en raison
d'une économie deliquescente.
Terre François Joseph : Une expérience unique à bord d’un brise-glace puissant équipé de 2 hélicoptères pour les débarquements. Ours, oiseaux, morses et glaces sont garantis ! Une vraie atmosphère d’expédition et un bon confort à bord de l’un des plus grands brise-glace. Notre groupe n’occupera pas tout le bateau. Temps variable.
Gardé par les plus vastes océans du monde, ce continent de 14 millions de km2 (soit environ 26 fois la superficie de la France) est le grand « réfrigérateur » de la
planète : une calotte de près de 30 millions de km3 de glaces, épaisse en moyenne de 1600 mètres, recouvre à 98% ces terres qui culminent à près de 5000m d'altitude.
Contrairement aux régions polaires arctiques, l'Antarctique est un continent : alors que le Pôle Nord est sous la mer, le Pôle Sud est à 2835 m d'altitude.
Glaces et altitude s'y conjuguent ainsi pour y donner les climats les plus hostiles du monde.
Mais le temps d'un été austral, de novembre à mars, ces terres s'ouvrent aux touristes...
Loin des continents (à plus de 960 km du Cap Horn en Patagonie, 3800 km du Cap de Bonne Espérance en Afrique du Sud et 2700 km de l'Australie), l'Antarctique
n'a aucune faune terrestre. Mammifères marins, albatros et surtout les différentes espèces de manchots y sont en revanche des millions. Il peut arriver, en Géorgie du
Sud (île subantarctique), de ne pas pouvoir débarquer dans une baie tant les plages sont bondées... d'animaux !
Ce continent de l'extrême n'a été découvert qu'entre 1821 et 1840, et de nos jours, environ 35 stations scientifiques permanentes (totalisant environ 4000 hommes)
y sont entretenues : c'est la seule présence humaine, hormis les quelques 35 000 touristes visitant surtout la Péninsule Antarctique chaque année. Le continent est géré
depuis 1959 par le Traité de l'Antarctique signé par 47 pays, et le tourisme y est strictement encadré.
Le voyage polaire le plus extrême, celui qui peut-être vous marquera le plus.
La Georgie du Sud et les Malouines : l’un des 10 paradis de nature : extraordinaire. Phoques, manchots royaux, albatros pullulent et les paysages y sont splendides. Mais les mers peuvent être mauvaises.
Nous vous conseillons de « débuter » par l’Arctique. Ces régions sont relativement moins chères et elles offrent des destinations très variées. Les mers sont en général calmes. Les bateaux n'ont en général pas plus de 50 personnes : l’idéal.
Ces nouveaux voyages se caractérisent par 4 points forts qui forgent leur esprit :
Des destinations originales, loin des itinéraires courus par les paquebots. Le Grand Nord, l’Antarctique, la Sibérie, les Galapagos se rangent parmi ces horizons.
Des bateaux de faible taille réunissant des passionnés et conçus spécialement pour les régions extrêmes. Tenues décontractées à bord.
Une hôtellerie de bon niveau et des excursions (toutes comprises) réfléchies pour des participants de 50 à 80 ans, qui sont habités par l’esprit d’aventure.
Un encadrement francophone exceptionnel par une équipe de guides tous spécialistes universitaires et rompus au terrain. Pas d’animation, mais des conférences, visites, excursions.
On participe à un voyage, on ne le consomme pas… C’est ainsi que naîtra votre propre aventure, entre montagnes, mers et glaces, dans ces bouts-du-monde longtemps inaccessibles.
« Grands Espaces » a été créé en 1998 par Christian Kempf, qui a lancé les voyages–expéditions dès 1985 et les croisières-expéditions en 1990 en France. Lauréat des prix les plus prestigieux de l’exploration, il a réuni autour de lui une équipe unique de guides spécialistes.
Ce « tour opérateur » francophone est installé en Suisse (Sierre et Lausanne) et à Québec (Montréal). Il vient de s’installer à Monaco et en France avec Cruise’N Fly, dirigé par Pierre-Yves Canton.
Tous des guides polaires confirmés, universitaires ou anciens chefs d’expéditions. Ils vous guident par groupe selon vos capacités physiques et votre intérêt, aussi bien à terre que lors des croisières en zodiac. Nos guides ne sont pas de simples accompagnants, ils sont les interprètes de ces terres de pierres, de glaces, pour vous faire comprendre et aimer ces lieux.
Tous sont très concernés par la protection de la nature.