Que verrons-nous lors d'une croisière polaire ? Comment s'équiper et s'habiller ?
L'ours est le seigneur du Grand Nord, et nous cherchons à le voir lors de chaque voyage. Au Spitzberg, vous en verrez 5 à 30 par voyage (sur une population d'environ 3000 individus), souvent à quelques dizaines de mètres lors des croisières zodiac, voire à 3 mètres s'il approche notre (grand) bateau. À terre, nous l'évitons.
Il n'y a que 200 ours sur le Nord-Est Groenland, donc en ces lieux, son observation est plus aléatoire.
Lors d'une croisière polaire, l'on voit en général ours, morses, baleines, phoques, renards polaires, oiseaux polaires. Au Groenland-Est, le bœuf musqué est régulier. Narvals et bélugas sont rares, difficiles à voir.
- Pourrai-je aller à la rencontre des autochtones et de leur mode de vie ? Sont-ils très occidentalisés ?Lors de nos arrêts dans les villages Inuits, nous avons des rencontres très sincères, à l'inverse des bateaux de 200 personnes qui déversent leurs cohortes en envahissant les communautés. Plusieurs de nos guides, tels Pierre Taverniers ou certains de nos guides Inuits, sont de tels connaisseurs que vous partagerez une expérience unique. Mais attention, plus d'igloos (visibles au demeurant qu'en hiver), les Groenlandais ou Canadiens vivent comme nous, dans des maisons de bois ; ils sont bien plus "facebook" ou web que nous, leurs hôpitaux sont bien plus accueillants que les nôtres : la société Inuit est l'une des plus développées au monde.
Il n'y a pas d'autochtones au Spitzberg (jamais ils n'ont pu arriver, depuis le Groenland, en raison de la dérive Est-Groenland).
Dans toutes les implantations Inuits, vous verrez des chiens de traîneaux, mais ce n'est qu'au printemps que vous pourrez faire de ces excursions. Contactez-nous pour cela, nous organiserons votre voyage avec notre panel de mushers, tant au Canada (avec Marc Hébert) qu'au Spitzberg (avec Yvonne) qu'au Groenland...
- Quel est le meilleur moment, en termes de période dans l'année, de météo et de température, pour voir des aurores boréales ?Les aurores boréales ne sont visibles que lorsque le ciel est sombre, c'est-à-dire à partir du 25 août en Islande ou au Groenland, ou lors de nos circuits en Alaska, et à partir du 15 septembre au Spitzberg... C'est pourquoi ces voyages ont lieu en septembre/octobre.
Le Grand Nord canadien (région d'Inuvik) est le lieu le plus sûr (car le plus continental et sec) au monde : 90% de chance d'en voir chaque nuit, grâce au ciel dégagé. Nous organisons des voyages en ces lieux, sur demande.
Les icebergs proviennent des glaciers ; c'est au Groenland que l'on a la calotte polaire la plus grande de l'Arctique, donc les icebergs les plus imposants : sur l'Est, il y a 7 grands champs de glaces, 4 sur l'Ouest... En Antarctique aussi, les 14 millions de km² donnent de grands icebergs. Dans les régions très montagneuses, les glaciers sont de type alpin, dévalant les pentes et se fracturant en mer en blocs, qui dériveront. Dans les régions plus planes, comme en mer de Weddell en Antarctique ou au Nord Groenland, ce sont les calottes qui arrivent en mer, donnant les « tabulaires », moins impressionnants, mais dont les tailles sont énormes, parfois plusieurs kilomètres de côté...
Notre équipe a la chance de compter Christian Kempf, grand spécialiste des icebergs (il est l'auteur entre autres du livre « Icebergs, cathédrales en péril »). Dans ce livre mieux que tout autre, vous apprendrez beaucoup sur ces silhouettes qui forgent l'image polaire.
Lors de nos croisières, la « nuit » (en fait il fait en été plein jour...) est mise à profit pour aller d'un point d'intérêt à un autre. Sur le Polaris ou le Hans Hansson en revanche, nous restons souvent au mouillage, pour profiter au mieux des soirées passées sur les ponts à admirer et vivre le pays.
- Verrons-nous le fameux krill ?Les mers polaires sont les plus riches du monde. La mer de Bering et d'Okhotsk (Russie) sont les plus riches, puis Antarctique et de Barents (entre le cap Nord et le Spitzberg). Même si le krill est sous-marin, nous voyons ces animaux dont certains ont quelques centimètres de longueur (moins de 3 cm.) ; nous en prélevons en filets à plancton pour les faire voir à bord.
Si nous naviguons dans la banquise, nous verrons aussi mouettes et goélands se repaître des morues polaires, abondantes en ces lieux et qui se nourrissent du plancton qui se fixe sous la glace.
Il n'y a pas de moustiques en Antarctique ni au Spitzberg (Il y a des 'moustiques' au Spitzberg, mais ils ne s'attaquent pas à l'homme) ; en revanche, partout ailleurs dans le Grand Nord, les moustiques abondent et harassent, réellement ; c'est l'une des raisons pour lesquelles nous n'organisons de voyages qu'après la fin des moustiques, soit en août (sauf donc au Spitzberg).
- Verrons-nous le changement climatique ? Sous quelles formes ?Lors d'un voyage polaire, le changement climatique saute aux yeux : banquise plus fine, glaciers qui reculent... Nous organisons ces voyages entre autres pour vous faire prendre conscience de la menace climatique gigantesque qui pèse sur notre avenir ; nulle part mieux qu'en Arctique le changement climatique est aussi bien visible...
Consultez notre fiche équipement.
- Aurai-je froid ?Oui, vous aurez froid lors d'un tel voyage !
Les températures oscillent entre - 5 et + 5°C, soit comme en hiver « chez nous ».
Le froid est une sensation, et vous pouvez y être plus ou moins sensible, voyez donc en hiver comment vous vêtir en été...
Vous trouverez dans nos catalogues des photos qui vous suggéreront un équipement, par ailleurs détaillé dans nos fiches de voyages. Enfin, nos catalogues sont explicites.
Au Nord-Est du Groenland, les températures sont parfois supérieures à +10 ou +15°C.
En zodiac, il faudra par ailleurs prendre de bons coupe-vents (Kway, cirés) et de quoi avoir chand lorsque l'on est assis et immobile à bord. Prenez de bonnes bottes fourrées.
En vous habillant en pelures d'oignons, vous serez bien équipés.
Arctique, Antarctique, Sibérie sont connus pour leurs - 50°C... en hiver ! Et nous, on y va en été !
Emmenez des jumelles, indispensables, car les animaux sont souvent farouches et vous pourrez nous aider à les repérer de loin... Les jumelles sont aussi indispensables lors d'un voyage ou croisière avec Grands Espaces, qu'un gilet-triangle-éthylotest sur une route en France. Si vous devez vous en procurer, nous recommandons l'agrandissement 8x30 minimum, 10x40 ou 50 étant meilleur.
- Pour la photographie, quelles seront les conditions de luminosité ?Les conditions de prises de vues sont excellentes, avec des soirées/« nuits » aux couleurs chaudes et splendides (« soleil de minuit »). Vous prendrez beaucoup de clichés !
Prenez des focales/zoom allant du grand angle au 200-300 mm. Et un 400 mm. vous permettra de mieux fixer les animaux. Le trépied/pied est encombrant, mais si vous êtes un accro de la photographie, emmenez-le. Nous avons beaucoup de passagers photographes amateurs ou professionnels à bord.
En ces lieux peu chassés, l'homme n'est (plus) un danger, et vous pourrez porter des couleurs bariolées, de préférence ; en effet, quoi de plus triste que des anoraks gris, noirs, alors qu'un orange, jaune citron, bleu flashy ou vert pomme rend si bien sur les photographies de paysages...
Quand nous serons proches des animaux il convient évidemment d'être discrets et de ne pas élever les voix. Notre équipe de guide y veillera.
Nous suivons aussi les codes de conduite que nous avons instaurés depuis 20 ans, de même que les consignes de l'AECO (Association des Organisateurs de Croisières Expéditions) dont nous sommes membres.
Nous sommes en haute mer, en haute montagne : crèmes solaires, lunettes de soleil sont indispensables, de même que bonnets et gants.