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L'Équipe Grands Espaces vous souhaite un joyeux Noël et une heureuse nouvelle année ! C'est l'occasion pour nous de vous donner quelques nouvelles de l'équipe mais aussi de l'agence, car l'actualité est chargée! |
Christian Kempf a réalisé en 1990 la première croisière expédition francophone à bord du « Cariboo », au Spitzberg. Depuis, le nombre de visiteurs s'est développé, avec une flotte de 21 bateaux et 13 269 participants en 2006, 10 640 en 2007, sur plus de 168 sites de l'Est Spitzberg. Si l'on ajoute les visiteurs de la côte Ouest, on dépasse 40 000 personnes. Sur la Terre du Nord Est (dont l'accès va être limité en 2009 ou 2010) le cap Lee est le plus visité (1300 personnes/an) et l'Ile Blanche le moins (150 personnes/an). Sur l'extrême Est, « Grands Espaces » fut la seule agence à visiter l'Ile Blanche (Kraemerpynten). La crise... ? Les effets de ce qu'il faut appeler la récession économique mondiale sont évidents. Nous sommes trop nombreux et consommons trop sur une terre devenue trop exiguë. Il ne peut y avoir qu'un avenir - à moyen terme - plus morose. C'est pourquoi les agences de voyages enregistrent aussi 30% de commandes en moins (ce qui n'est pas encore notre cas, en raison de notre faible taille, et des prix). À terme, il devrait y avoir en 2009, 300 000 emplois en moins dans le secteur aérien, et en France, on s'attend à deux fois plus de « sinistres »(faillites d'agences). C'est pourquoi aussi « Grands Espaces » adhère au « Fonds Suisse de Garantie de Voyage », afin de pouvoir ainsi donner toutes les garanties de bonne gestion aux participants aux voyages. Dans ce contexte, seules les croisières progressent ces derniers mois, ainsi que les voyages à thème: tant mieux, ce sont là nos deux « crédos »... |
![]() Réveillon du jour de l'an à Saint Pétersbourg et Arkangelsk Il serait bien tentant de parler des couleurs de Madagascar, ou des caves de Bourgogne, qui vont nous accueillir en avril prochain... Mais nous réservons ces images aux prochaines lettres d'information, pour évoquer notre Réveillon du jour de l'an à Saint Pétersbourg et Arkangelsk. Nous serons ainsi 26 à partir, mais pour le même Réveillon 2009-2010 vous êtes déjà 10 inscrits... Alors, avis aux amateurs ; en effet, ce voyage a plusieurs points forts. Les illuminations extraordinaires de la capitale impériale sont un spectacle unique en Europe ; même Vienne, Nuremberg, Lucerne, Strasbourg... ne peuvent rivaliser avec les lumières de la Perspective Nevsky ou d'autres ; imaginez la place de l'Ermitage couverte par une immense patinoire où les habitants viennent glisser sur des airs classiques, alors qu'à l'horizon, les flèches des cathédrales se drapent des couleurs changeantes du drapeau russe et du Père Noël. Quant à Arkangelsk, c'est certainement le plus bel écomusée de bois de Russie. Nous y sommes accueillis par un concert de carillons, avant d'assister au feu d'artifice du premier de l'an tiré sur la banquise de la rivière Dvina, au bord de la Mer Blanche. Mais cette semaine polaire, c'est aussi les grottes glacées, les concerts dans les palais, les balades en traîneaux, les aurores boréales, quand le ciel le permet... Mais stop ! Il faut venir ! |
![]() Mais où habite le Père Noël ? Une enquête de Christian Kempf "Père Noël" polonais Alors, où habite-t-il donc ? En fait, je suis pour ma part persuadé qu'en raison du travail colossal qu'il a à accomplir en quelques heures, il dispose dans chaque continent d'assistants, qui eux au moins connaissent la langue du pays. Comment sinon pourrait-il lire toutes les lettres dans toutes les langues et répondre en cadeaux aux demandes des enfants du monde entier ? Noël... L'espace de quelques heures, de quelques jours, on pense - on doit penser, c'est socialement correct- aux autres ; quel Bonheur dans notre univers d'individualistes. Et il en faudrait encore bien plus, des Pères Noëls... Du plomb dans l'assiette : une étude chez les Inuits d'Alaska
Plombs de chasse Les « plombs » présents dans les cartouches tirées par les chasseurs dans les zones humides ne finissent pas toujours leur course dans le corps d'un volatile : la plupart d'entre eux échouent au fond des rivières ou sur les berges. Cependant, les oiseaux qui ont eu la chance d'échapper aux coups de fusil ne sont pas tirés d'affaire pour autant. En effet, ils ingèrent des petits graviers qu'ils vont stocker dans leur gésier afin de mieux broyer leurs aliments. Or, au même titre, ils peuvent avaler des billes de plomb. Rongé par les acides de l'estomac, ce métal très toxique va se dissoudre et s'accumuler dans toutes les parties de leur corps. En résulte une mortalité plus ou moins élevée et plus ou moins rapide des oiseaux selon le nombre de plombs ingérés. De plus, ils deviennent à leur tour dangereux, car ce plomb va affecter toute la chaîne alimentaire, les oiseaux étant mangés par des prédateurs, dont l'être humain fait partie ! Une étude récente a démontré une forte concentration en plomb dans les tissus des eiders, de gros canards chassés de façon courante pour leur chair à proximité du delta du Yukon. Or ces derniers, avec d'autres oiseaux des zones humides, représentent une part importante de l'alimentation des Amérindiens de cette région (autour de la ville de Bethel, à l'ouest de l'Alaska).
Canards sauvages en Alaska Source : Patel M. et al. (2008). Use of lead isotope ratios to identify sources of lead exposure in Alaska natives. International journal of circumpolar health, 67(2-3), 261-268
Isfjord (Spitzberg) : Le plomb responsable de la tragédie du Kapp Thordsen.
Le Cap Thordsen La maison, construite en 1872 par une entreprise suédoise, possédait de grandes quantités de provisions et de nourritures gardées hermétiquement, cependant les 17 trappeurs qui y vivaient ont été retrouvés morts. On a supposé pendant longtemps que le scorbut était la cause probable de ces morts, toutefois le botulisme et l'empoisonnement au plomb avaient également été mentionnés. Cet été, des scientifiques de l'Hôpital universitaire de Tromsø et du Svalbard Museum ont déterré des tombes des trappeurs et ont pris des échantillons d'os sur deux squelettes pour effectuer des analyses. Les résultats ont montré une concentration de plomb élevée sur ces ossements alors que la présence de plomb dans le sol à cet endroit est négligeable. Les analyses ont également montré que les os n'ont pas de trace de scorbut. La cause de la tragédie est donc probablement un empoisonnement au plomb. Les caisses hermétiques de Svenskehuset étaient fermées par du plomb et il est vraisemblable que ce plomb a empoisonné la nourriture. L'empoisonnement au plomb affecte le système nerveux et cause une fatigue mentale et physique extrême, ce qui correspond aux symptômes décrits par les trappeurs dans leurs journaux de bord.
Source : Svalbard Science Forum
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![]() La Pologne tient à son charbon... C'est à Poznan, en Pologne, que la communauté internationale a travaillé début décembre sur le Traité de Copenhague, destiné à remplacer en 2009 le traité de Kyoto qui n'a pas été signé par les États-Unis, à l'époque trop enclins à protéger leur économie dépendante d'une forte consommation d'énergie fossile. Bien que pays hôte de la conférence, la Pologne est pourtant l'état qui a le plus pesé pour un assouplissement dans la discussion du sommet européen sur le Paquet énergie-climat. Avec plus de quatre millions de tonnes de charbon extrait de ses mines (essentiellement dans le sud, en Silésie), la Pologne en est de loin le premier producteur de l'Union Européenne et l'utilise pour produire 94% de son électricité. Elle émet chaque année neuf tonnes de CO2 par habitant, soit le double de la moyenne européenne. En comparaison, l'Allemagne produit 60% de son électricité avec le charbon et la France 10%. Libérée de l'administration Bush, les États-Unis s'apprêtent à modifier la voilure, de même que la Chine, soucieuse de s'afficher en exemple. "Sans ces deux acteurs majeurs, il n'y aura pas d'accord..." fut une des conclusions de cette conférence. Nous aimerions y ajouter la Pologne. |
![]() Pôle Nord et SudCe n'est pas d'un livre, exceptionnellement, mais d'une revue, que nous avons plaisir à parler dans cette lettre d'information ; en effet Pôle Nord Pôle Sud est une revue superbement illustrée qui vient de publier son premier numéro. Au sommaire de ce trimestriel, la course aux énergies, les Russes au Pôle Nord, le tourisme en Antarctique, une prospective sur 2015, le premier été sans banquise arctique, le rêve brisé du Nunavut... Et puis, ils sont tous en photos, les sincères, les connaisseurs, les scientifiques, et les vedettes d'expédition. Au total, 124 pages et bien plus d'informations encore. L'abonnement vous coûtera 35 Euros, le N° 10 Euros. Une coédition Paulsen et Cercle polaire. À lire, espérant que la revue pourra s'imposer parmi les passionnés de ces régions. www.polesnordetsud.com |
![]() C'est au cœur de l'Afrique, en un lieu sauvage et oublié du monde, que la nature offre l'un de ses derniers grands mystères : la naissance, la vie et la survie d'un million de flamants. Le lac Natron, situé au nord de la Tanzanie, dans la Vallée du Rift, est l'un des endroits les plus incroyables de notre planète : c'est un paysage magique de volcans, de canyons cachés, de plaines et d'étendues d'eau salée. Dans ces lieux hostiles, des oiseaux luttent pour survivre et faire face aux dangers, et leur histoire, dans ce décor si extraordinaire qu'il semble appartenir à une autre planète, nous rappelle qu'il existe encore sur Terre un univers entier qui attend d'être découvert... Et pourquoi ne pas poursuivre l'aventure en allant voir les Flamants au Parc Ornithologique de Pont de Gau? |
![]() « Grands Espaces » sera au salon du tourisme de Genève, qui se déroulera du 23 au 25 janvier 2009 à Palexpo - halle 7 - (près de l'aéroport). Nous serons présents sur l'espace 7060, juste à côté de l'espace forum. Marielle et Christian évidemment, mais aussi nos guides (Pierre, Louis...) seront là pour vous accueillir. Ce sera pour nous l'occasion évidemment de toucher de nouvelles personnes, mais aussi, nous l'espérons, de vous revoir autour de nos souvenirs de voyages. Il est fréquemment des voyages lors desquels nous nous faisons un plaisir de vous offrir un compte rendu, en CD ou en textes. Mais en 2008 et à deux occasions, ce sont les initiatives spontanées des participants aux voyages qui nous ont livré des reportages magnifiques. Michel Conrad, a réalisé un cahier photographique splendide sur Madagascar ; nous en avons parlé en novembre. Aujourd'hui, c'est Alain Le Berre, de Bretagne, qui nous invite à visiter son reportage sur le voyage Alaska-Canada, qui nous a mené en septembre sur les pistes du Yukon, les fjords de Kenai et les parcs nationaux des Rocheuses canadiennes ; à voir ici! "Renne de neige" en Alaska |