Les grands défis de l'environnement
Le réchauffement du climat
Le 21ème siècle va connaître une planète peuplée de 9 milliards d'individus avec une consommation gigantesque. Il faudrait déjà 7 terres si tous les hommes avaient le niveau de vie américain, 5 avec le niveau européen, 2,2 en moyenne mondiale. 4 défis environnementaux majeurs se posent : espace, ressources, pollutions et climat : les régions polaires sont au 1er rang, sauf pour l'espace.
Ces régions polaires ont en commun le climat froid et l'éloignement, mais Antarctique et Arctique sont très différents. L'Antarctique est un continent de 14 millions de km², couvert de glace à 99%, culminant à 5 000 mètres d'altitude, habité par une faune marine et régi par le Traité de l'Antarctique (1995). L'Arctique est une mer de 12 millions de km², couverte de banquise, avec des côtes largement déglacées et peuplé par l'homme depuis 23 000 ans. En 2008, un accent particulier en été mis sur ces régions froides, avec la 4ème Année Polaire Internationale qui a amené 210 programmes internationaux de recherches.
Les régions froides offrent déjà près de 50% des pêches mondiales, leur sous-sol contient 25% des réserves de gaz et de pétrole et leurs glaciers 68% de l'eau douce. Elles sont parmi les plus touchées par la pollution, métaux lourds, radio activité, organo- phosphorés et chlorés. Dans l'Arctique les ours sont en danger et 44% du lait maternel des mères du Nunavut ou du Nord canadien est en principe trop pollué pour les nourrissons !
Le réchauffement du climat dû à l'effet de serre aura des conséquences en températures (+0,6 à +5,2°C), phénomènes climatiques (ouragans) circulation des courants océaniques, biodiversité, paysages (fin des glaciers alpins, andins…)
L'augmentation du niveau des océans sera inquiétante en 2100 (0,4 à 0,9 ou 1,4 m selon les modèles) par dilatation des eaux et fonte des glaces.
Cet effet de serre est dû au CO² (365 à 380 ppm.) qui n'a jamais été aussi dense depuis 740 000 ans et qui est du à l'homme. Ahrenius, prix Nobel de chimie en 1903 avait prévenu… Méthane et CFC contribuent aussi à l'effet de serre et les concentrations atmosphériques grimpent en flèche. Même avec les scénarios les plus optimistes, le changement climatique coûtera 5500 milliards d'Euros, 20% de la croissance mondiale.
Les régions polaires connaissent un accroissement des températures plus net : + 2,5° en 40 ans au Svalbard, + 3° en 55 ans en Péninsule Antarctique. À l'instar de celle de Larsen en 2002 les barrières risquent de se disloquer ; dans ce cas le niveau des océans augmentera de 8 mètres, avec des effets catastrophiques.
Dans les régions polaires, la glace se rencontre sous 3 formes et le réchauffement climatique y a des effets variés :
- Les calottes et glaciers: avec leur raréfaction partira l'eau douce amenant un stress hydrique pour 4 milliards d'hommes en 2050. Les paysages vont changer.
- La banquise va disparaître, d'où nouveaux flux commerciaux maritimes transpolaires, risques terroristes arctiques, découvertes de ressources du sous-sol, nouvelles limites des eaux arctiques, menaces pour la survie des ours.
- Le pergélisol fond et des villes et villages sont menacés de s'écrouler. De plus cette fonte libère une grande quantité de méthane, en partie responsable de l'effet de serre.
L'évolution du climat est grave et dépasse depuis 20 ans les scénarios les plus pessimistes, notamment par la mauvaise prise en compte de l'albedo (renvoi du rayonnement solaire par la glace).
À l'instar de N. Hulot et des 3750 scientifiques du GIEC (groupe Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) formé par l'ONU - PNUE et l'Office Météorologique Mondial), il est urgent de modifier nos comportements, même si les mandats politiques courts ne favorisent pas des décisions pour le moyen terme.
Il n'y a pas de solution technique à court terme (fer dispersé en mer, soufre dans l'atmosphère, satellite à miroirs…) et seul le changement de notre comportement pourra sauver notre terre : c'est le grand défi du 21ème siècle.
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