Avec l'année nouvelle, toute l'équipe de « Grands Espaces » et moi-même vous renouvelons nos vœux pour 2010. Santé d'abord, si essentielle, Bonheur et Réussite.
Nous aurons vraisemblablement et je l'espère, l'occasion de nous retrouver lors de l'un des voyages ; ensemble nous verrons ce monde de différences, ensemble nous nous ouvrirons à d'autres horizons et d'autres cultures. Pour sûr nous verrons combien notre Europe est bonne à vivre, malgré nos soucis momentanés et locaux. Nous vivons en effet une époque et dans une région privilégiées, et cela nous donne une responsabilité : celle de comprendre mieux, de respecter les peuples et les milieux naturels que nous visitons.
Quand, en Afrique, dans les Andes ou au bout de l'Asie, on n'a pas grand-chose pour vivre, les grands débats du futur n'ont que peu de prise, car ce qui importe est le lendemain. Quand en revanche on a l'essentiel des services - routes, électricité, santé, éducation...-, alors, il est de notre devoir de regarder au dessus des épaules et des têtes qui souffrent, et de prendre à bras le corps les grands problèmes de notre planète.
J'espère que beaucoup parmi vous voyageront en 2010 avec cette idée, cette responsabilité, car c'est ce que nous pouvons donner de plus aux autres, et un voyage, c'est fait pour cela.
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Le tourisme et le carbone
Le tourisme génère 5% de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre, dont 3% sont attribués aux voyages hors aérien et 2% au transport par air. Hélas pour ce dernier secteur, l'IATA table sur 6 à 7% d'utilisation de biocarburants d'ici 2020 : une catastrophe pour les forêts et les champs. Les croisières en revanche travaillent au concept de l'« Eco-Ship », avec pour objectif 35% d'économie d'eau et de fuel.
La Méditerranée en surchauffe
D'après Plan Bleu, les côtes méditerranéennes accueillent 2300 touristes au km, et ce chiffre devrait passer à 3300 en 2025 selon le WWF.
À Marseille
Malgré les grèves si typiques en France, Marseille jouit de son arrière pays, en attirant 680 000 touristes dans son nouveau terminal croisière, il y en aura 1 million en 2011.
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Le Grand Continent Blanc
L'Antarctique est propulsé sur l'avant-scène des médias par l'actualité du climat, et par la splendeur de ses paysages. C'est pourquoi plus de 35 000 personnes ont visité ces lieux - surtout la Péninsule - en une année. Lancées en 1966 par Lars-Eric Lindblad en Antarctique, reprises en France par Christian Kempf en 1988, les crosières-expéditions partent presque toutes d'Ushuaïa en Argentine. Les plus gros paquebots ne débarquent pas leurs passagers, trop nombreux, et posent d'ailleurs des problèmes graves de sécurité et de secours éventuels. Les bateaux de plus faible capacité (50 à 200 personnes) sillonnent comme leurs grands frères, chaque hiver, le détroit de Drake.
Ce « Drake », du nom de l'explorateur, passe des 40èmes rugissants aux 50èmes hurlants, au Sud du Cap Horn, en franchissant les mers les plus exposées aux tempêtes. Ce sont ainsi 4 jours de navigation parfois problématiques, et c'est pourquoi à partir de décembre 2010, nous allons opérer des croisières au départ de la base scientifique chilienne « Amiral Frey », grâce à un passage du « Drake » en avion à la place d'un bateau.
En Antarctique, c'est l'ancien express côtier groenlandais, rebaptisé et totalement restauré, le « Ocean Nova » qui nous attend pour 5 jours de croisières entre icebergs, manchots, falaises de glaces, baleines et stations scientifiques.
Notre équipe de guides sera à bord de ce bateau, afin de vous offrir plus encore que ce que l'Antarctique vous réserve : comprendre et aimer ce grand continent blanc.
Et pour les amis des albatros, des pétrels, prions, damiers et dauphins, nous conserverons un voyage avec « ses » 4 jours de mer...
À découvrir donc au prochain catalogue, ou sur notre site, ou encore en nous demandant le programme spécial « Air-Mer Antarctique », que nous nous ferons un plaisir de vous faire parvenir.
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Nouvelles réglementations : huit sites historiques interdits d'accès ; fuel lourd interdit dans les parcs nationaux.
Après de longues discussions et controverses, c'est officiel depuis la fin septembre : huit sites historiques importants à l'intérieur de l'archipel du Spitzberg seront interdits aux visiteurs à partir du 1er janvier 2010. Dans le détail il s'agit des sites suivants :
* Ebeltofthamna (Krossfjord): les vestiges de la station baleinière sur le côté sud de la lagune.
* Likneset (Smeerenburgfjord): le plus grand cimetière du Spitzberg datant de la période de la chasse à la baleine.
* Ytre Norskøya: le site des tombes, les restes des fours à graisse sur la côte sud ainsi qu'une zone de sécurité. Le reste de l'île, le mont Utiken, restent accessibles.
* Haudegen (Rijpfjord, Nordaustland): le bâtiment de la station météo de la dernière guerre, ainsi qu'une zone de sécurité aux alentours, sont interdits d'accès.
* Habenichtbukta (Edgeøya): la station baleinière, les vestiges datant des Pomores.
* Zieglerøya, Delitschøya, Spekkholmen (bei Edgeøya): ces petites îles avec leurs nombreux vestiges datant de l'ère de la chasse à la baleine ne sont plus accessibles à l'avenir.
* Halvmåneøya (bei Edgeøya): seuls les alentours immédiats de la station de trappeur Bjørneborg sont accessibles. Le reste de l'île est interdit.
* Midterhukhamna (Bellsund): la petite hutte (construite en 1898), ainsi que les vestiges dans le voisinage de la station baleinière du 17ème siècle ne sont plus accessibles.
La carte avec les délimitations précises des zones interdites concernées est consultable sur le site du gouverneur : sysselmannen.no
D'autre part il est interdit d'utiliser le fuel lourd pour les bateaux dans les zones des trois grands parcs nationaux. Le fuel lourd est un carburant usuel pour les grands bateaux, mais en cas d'avarie il comporte un énorme risque pour l'environnement.
Il existe des exceptions temporaires (jusqu'au 1er janvier 2015) pour les itinéraires sûrs les plus courts comme Sveagruva, Ny Ålesund et Magdalenenfjord.
Depuis 2007 il existe déjà une interdiction semblable concernant les réserves naturelles à l'Est de l'archipel. Par conséquent la plus grande partie de l'archipel du Spitzberg est inaccessible pour les gros bateaux. Cette réglementation a été saluée unanimement par les écologistes et les groupes intéressés par la protection de l'environnement.
Photo: des touristes regardent avec respect la tombe d'un baleinier du 17ème siècle à Likneset dans le fjord de Smeerenburg. C'est là que se trouve le plus grand cimetière de baleiniers du Spitzberg. Il n'est plus accessible depuis le 1er janvier 2010.
Source : spitzbergen.de
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Nouvelles de la montée des océans.
Le niveau des Océans a été mesuré tout au long du XXème siècle par des marégraphes dont on extrayait la dérive au cours du temps en l'affranchissant des variations des marées, des mouvements propres des terres comme ceux dûs à la disparition des immenses calottes et même des fluctuations barométriques : c'est dire combien un résultat moyen est difficile à obtenir, tout en se limitant à quelques emplacements de mesure situés sur les côtes.
Mais depuis 1992, suite au lancement du programme Topex-Poseidon, puis à son successeur Jason (fin 2001), le niveau des océans est maintenant échantillonné par satellite, partout, avec une précision sans précédent, car calibrée en permanence sur ces bons vieux marégraphes qui continuent ainsi à être indispensables.
Des myriades de relevés effectués par les radars embarqués, l'université du Colorado extrait un indice global d'élévation du niveau des océans, donnant un point par décade, précis de 3 à 4 mm près.
Ce qui permet de tracer la droite noire représentant la tendance de 1991 à 2009 de + 3,2 mm/an, précise elle à 0,4 mm/an, étant donné le nombre de relevés. À ce rythme régulier, cela donnerait 32 cm de plus en 2100.
Ainsi, la prévision très modérée de la hausse du niveau des mers contenue dans le rapport du GIEC de janvier 2007, pourrait ne pas être si éloignée que ça de la réalité...
L'université du Colorado, en charge de ce programme, publie les résultats sur ce site.
Les amateurs y trouveront tous les développements concernant les méthodes, les résultats et leurs présentations par des cartes couvrant l'ensemble des océans.
Les nuages en tubes
Encore partiellement inexpliqué, le phénomène des nuages en tubes -ou solitons- est assez analogue à celui des vagues scélérates. En lieu et place de l'eau, ce sont des bandes de nuages parallèles qui se déplacent sur de grandes distances sans changer de forme ni de caractéristique. Le phénomène a lieu principalement en Australie à la fin de la saison sèche, dans la péninsule du cap York longue d'environ 1000 km qui donne donc naissance à des rouleaux de cette longueur, hauts de 1 Km... C'est en altitude que ces nuages trouvent leur origine, lorsque l'air chaud et humide refroidit et grâce aux conditions atmosphériques particulières du lieu. Ils se déplacent dans le golfe de Carpentarie vers le sud-ouest à la vitesse de 60 kilomètres par heure en formations parallèles spectaculaires sculptées par les variations de refroidissement. Ils sont le plus souvent visible au petit matin, d'où leur nom de "morning glory clouds".
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Loup
Réalisé par Nicolas Vanier
Sergueï est un Évène, ces nomades éleveurs de rennes qui vivent dans les montagnes de Sibérie orientale. À l'âge de 16 ans, Sergueï est nommé gardien de la grande harde du clan de Batagaï.
Ce clan - dont le chef n'est autre que son père - est composé de quatre familles et de leur harde de 3000 rennes qu'ils conduisent d'un alpage à l'autre au gré des saisons. Dans cette immensité, le loup rôde et menace en permanence les rennes ; unique richesse et fierté des Évènes.
Dès son plus jeune âge, Sergueï a appris à chasser et abattre les loups sans état d'âme. Jusqu'au jour où sa rencontre avec une louve et ses quatre adorables louveteaux va bouleverser toutes ses certitudes... C'est à cet instant que sa vie bascule.
Pour protéger "ses" loups, Sergueï va transgresser les lois millénaires de son peuple et ainsi trahir son père et son clan. Dans l'insouciance de sa jeunesse, Sergueï va braver l'interdit : le jeune garçon et les louveteaux vont mutuellement s'apprivoiser. Par amour, il partagera ce lourd secret avec la belle Nastazia. Mais c'est sans compter que le loup garde son instinct de prédateur...
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Alors que l'Europe grelotte, notre équipe est au Sud !
Christian Genillard
Un réveillon de nouvel an à Arkangelsk et Saint Pétersbourg a fait exception, avec ses -34°C., bien supportés par tous, d'autant que vodkas, surprises et bonne humeur étaient au rendez-vous. Un vol privé vers les îles Solovesky, en Mer Blanche, nous a fait découvrir un monastère exceptionnel classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Marielle Suzeau, Christian Kempf et Natasha Ershova ont accompagné ce circuit.
D'autres voguent dans les glaces, vers la Géorgie du Sud et l'Antarctique, avec Christian Genillard, Alain Desbrosse et le Dr Pierre Boggio. Michel Rondeau emmène un groupe jusqu'en Patagonie qu'il connaît bien, pour y avoir travaillé, dans les parcs nationaux du Chili. Deux croisières qui se suivent à bord du bateau polaire « Professeur Molchanov ».
Christian Kempf, Marielle Suzeau et Marianne Duruel partent vers les grandes plaines du Serengeti en Tanzanie. Christian y a travaillé, et Marianne, née en Afrique, y a effectué plus de 100 safaris.
En février Christian Kempf et Marianne Duruel accompagneront le voyage aux Galapagos et en Amazonie, puis Marianne se dirigera vers les forêts de Bornéo.
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