Grands Espaces au Québec et en Pologne
Notre ami Simon Gignac a mené avec succès notre promotion auprès des francophones d'outre-Atlantique, et nous aurons dès l'été 2011 des « cousins d'Amérique » à bord qui vont certainement égayer de leur vocabulaire notre français classique !
De même, Grands Espaces se développe en Pologne, avec des voyages spécifiques en polonais. Ce pays entretient en effet une tradition polaire importante par deux navires océanographiques, une base permanente au Spitzberg (depuis 1932) et en Antarctique. Sur deux voyages polaires, nous pourrons ainsi avoir un groupe de six à huit Polonais : ambiance garantie ! Il reste que la plupart des voyages proposés au catalogue polonais concernent des groupes 100 % polonais, sans interférence avec nos voyages francophones. Le siège de la société est installé au sein du parc national de Bialowieza, la plus grande forêt de plaine d'Europe, avec loups, bisons, lynx... Et arbres géants : une raison de plus pour venir en avril découvrir ces lieux à la frontière biélorusse, chargés d'histoire, de nature et de folklore...
Et au sein de l'équipe, c'est l'implantation forte de nos activités en Suisse qui importe. Depuis octobre 2010, Mathieu Rochat y assure promotion, gestion des vols et suivi des voyages. Il y élabore aussi les futures croisières aériennes de Grands Espaces en Afrique, dans les Andes, dans le Grand Nord groenlandais et canadien... Mais là, nous feuilletons déjà les pages du futur... Alors à très bientôt pour d'autres nouvelles !
Soirées conférence des 22, 27 janvier et 11 février 2011
Ces soirées conférence sont francophones et ouvertes à tous mais d'autres conférences seront organisées en mars pour les habitants de Paris et des autres régions.
Samedi 22 janvier 2011 à 20h00, au Casino du Brassus (Vallée de Joux).
Conférence de Jean-Patrick Costa sur l'Amazonie et le bateau « Selva Viva » dont la construction a été cofinancée par l'horloger Audemars-Piguet.
(pas d'inscription nécessaire)
Jeudi 27 janvier 2011, à 19h00, Restaurant « La Broche » (Rue du Stand 36) à Genève
Présentation des voyages 2011 et repas offert.
(pour des raisons d'organisation, inscription nécessaire jusqu'au 15 janvier)
Vendredi 11 février 2011, dès 18h30, Galerie "Soleil de M'Inuit" à Morges
Dès 18h30, accueil et apéritif à la galerie (Rue Louis-de-Savoie 48) 20h00, conférence "les ours polaires" par Christian Kempf
(inscription souhaitée)
Merci de nous transmettre vos inscriptions :
par courriel : mathieu (arobase) grandsespaces.ch,
ou par téléphone 0041 (0)21 845 42 17
Croisière aérienne en Antarctique
Grands Espaces a organisé ce mois de décembre et pour la première fois un voyage en Péninsule Antarctique en traversant le détroit de Drake en avion (temps de vol de deux heures) au lieu des traversées houleuses en haute mer. Un succès total, lié au programme dense, au bateau et ses repas excellents, ainsi qu'à l'encadrement international assuré par Mariano Curiel (Chili). Notre groupe francophone avait quant à lui trois guides polaires : Samuel Blanc (auteur du livre « Instants d'une vie au bord du monde » sur un hivernage en Terre Adélie), Christian Genillard et Christian Kempf. L'avion BAE 146 est opéré par la compagnie patagonienne DAP et peut se poser sur des pistes courtes, telle celle de la base antarctique chilienne Amiral Frey. Le voyage est à nouveau reprogrammé en décembre 2011.
Le Réveillon islandais
35 personnes ont participé au Réveillon en Islande, où depuis le restaurant panoramique "Perlan" la vue sur les feux d'artifices était grandiose; 600 tonnes d'explosifs ont été mis à feu par les habitants, donnant à cette ville la palme du plus grand feu d'artifice au monde après Sydney... Très, très impressionnant ! Un voyage très réussi, enchaînant les repas vikings, les tours en super-jeeps, les visites de geysers... Mais pas de neige... depuis 5 ans. L'Islande est en train de vivre son hiver le plus doux depuis 30 ans. Ailleurs, Bulgarie et Roumanie ont l'hiver le plus doux depuis un siècle... Ce n'est pas parce que nous avons en France de la neige qui cause des tracas et un froid normal pour la saison qu'il faut en oublier le réchauffement redoutable du climat à l'échelle de la terre ! Ce voyage exceptionnel en Islande est à nouveau programmé du 29 décembre 2011 au 2 janvier 2012.
Grève des contrôleurs aériens en Espagne
Le gouvernement espagnol a mis fin à la grève des contrôleurs aériens le 4 décembre en décrétant l'état d'alerte, plaçant l'espace aérien sous l'autorité de l'armée et réquisitionnant ainsi les contrôleurs. À Marseille, l'aéroport a été bloqué par les grèves la veille des jours de Noël : en France, le touriste est un otage facile...
Vacances à la neige
L'« écho touristique » a commandé en octobre 2010 une étude sur les vacances d'hiver. Un quart des Français prévoyait de partir en vacances ou hébergement, dont 37 % à la neige, 23 % au soleil, 27 % en ville et 13 % ailleurs (comme en Islande, un réveillon Grands Espaces qui a vite affiché « complet »).
Le troisième « Queen Elizabeth »
Ce navire, le troisième du nom, a été baptisé par la reine d'Angleterre pour la société Cunard (créé en 1840). Le chef français Jean-Marie Zimmermann règne sur les cuisines de ce palace flottant de 2068 passagers et qui débute avec une croisière autour du monde.
La « taxe Chirac »
Le président Chirac avait mis en oeuvre une taxe que nous payons (comme 15 autres pays tels le Brésil, la Norvège, le Royaume-Uni...) sur nos billets d'avion (un à quatre euros selon les vols). Elle apporte sa contribution entre autres à l'Unitaid (dirigé par Philippe Douste-Blazy) qui a pour mission de lutter contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Grâce à cette aide, les huit enfants sur dix nés avec le sida sont soignés de même que les femmes enceintes contaminées ; sans le traitement, le risque de transmission de la maladie à l'enfant et de 40 %, il tombe à 5 % avec le traitement. Et nous payons un euro par voyage, pas même une tasse de café. Les gouttes font les océans...
Au gré de nos voyages « grandes croisières polaires » des années précédentes, il nous est clairement apparu que deux sites arctiques surpassaient les autres : la baie de Dove et le fjord de l'empereur François-Joseph, et cela en raison des paysages grandioses de parois à pic et d'icebergs géants.
C'est pourquoi nous avons organisé l'été prochain un voyage exceptionnel : « la croisière des icebergs ». Évidemment, nous visiterons le fjord de l'empereur François-Joseph, car paysages, icebergs, ours blanc et boeufs musqués y sont au rendez-vous. Nous verrons le village inuit d'Ittoqqortoormit, mais surtout, nous irons en terre de Charcot, au bout du Scoresby Sund, le plus long fjord du monde avec ses 320 km : c'est là que naissent les plus grands icebergs de l'Arctique !
Le glacier Daugard-Jensen y est plus puissant et actif que celui d'Ilulissat sur la côte ouest, et son champ d'icebergs y est plus étendu que celui de la baie de Dove. Ce n'est que très rarement qu'un bateau va en ces lieux, parmi les plus secrets et les plus extraordinaires. Nous y consacrerons donc trois jours entiers, pour naviguer et découvrir les paysages d'icebergs les plus fabuleux du Grand Nord ! Et pour vous aussi le livre de ces contrées inconnues, l'ouvrage de Christian Kempf « Icebergs, cathédrales en péril » vous sera offert à votre inscription.
Voyage du 22 août au 2 septembre 2011 à bord du Polar Pioneer (52 passagers). Chef d'expédition : Christian Kempf. Guides polaires : Raymond Perrin, Samuel Blanc...
Le projet « PCB » couronné de succès (PCB = Polychlorobiphéniles)
C'est précisément à Noël que sont arrivées de bonnes nouvelles du Grand Nord : le projet, de débarrasser le Spitzberg, autant que possible, des sources locales de PCB, est achevé. Le 23 décembre, la firme russe Trust Arktikugol a livré les derniers éléments préfabriqués contenant du PCB à Longyearbyen, d'où ils seront acheminés vers la Finlande pour y être éliminés par une entreprise spécialisée.
Au cours de ce projet, mené en commun par les acteurs russes et norvégiens, ce sont en tout 4762 anciens appareils contenant des PCB, polluants toxiques persistants et dangereux pour l'environnement, qui ont été répertoriés et enlevés des agglomérations ; parmi ces appareils, 3750 proviennent des cités russes Barentsburg et Pyramiden.
Source : Sysselmannen
Jan Mayen réserve naturelle
Depuis le 19 novembre 2010 l'île Jan Mayen est une réserve naturelle. Le statut de protection concerne toute l'île, sauf une zone autour de la station norvégienne et la piste d'atterrissage, ainsi qu'une zone maritime de 12 miles. Les réglementations sont identiques à celles en vigueur dans les réserves naturelles des îles du Spitzberg, mis à part que le tourisme sur Jan Mayen, assurément facilement chiffrable, doit s'adapter à des restrictions : les débarquements de croisiéristes à l'intérieur de l'aire protégée ne sont désormais possibles qu'avec l'autorisation du commandant de la station (cela exige en effet une expérience confirmée) et le camping est réservé aux occupants de la station et à ses visiteurs éventuels.
Source : Agence de presse du gouvernement norvégien
L'Afrique en lutte pour sauver ses rhinocéros
L'année 2010 se finit sur un triste bilan : 316 rhinocéros abattus en Afrique du Sud contre 122 braconnés en 2009...
Après avoir été décimé par la chasse au XIXe et XXe siècle puis connu un bref répit dans les décennies 1950 - 60, c'est dans les années 70 que le massacre a repris de manière intense, généré par une double demande de cornes. D'une part, le premier danger est venu d'Asie pour fournir la pharmacopée traditionnelle qui attribue à leur corne de supposées multiples vertus contre la fièvre, le cancer (particulièrement au Vietnam) et surtout aphrodisiaques. Or la corne de rhinocéros est constituée uniquement de kératine comme les ongles, les sabots... Ayant éliminé de leur continent la plupart des représentants des trois espèces orientales de rhinocéros, les trafiquants se sont tournés vers l'Afrique. D'autre part, une forte demande a émané du Moyen-Orient, nouvellement enrichi par l'or noir et où la corne de rhinocéros sculptée et polie en prestigieux manche de poignard porté à la ceinture était symbole de réussite sociale.
Rhinocéros blancs (paisibles brouteurs à large lèvre supérieure) et Rhinocéros noirs (au museau pointu adapté à la préhension des feuilles de la savane arbustive) ont partagé le même triste sort. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, pour la population de rhinocéros noirs par exemple: en 1970, 65 à 70 000; en 1981 estimée à 10 ou 15 000; 2 475 en 1993... et ce, malgré l'inscription des rhinocéros, depuis 1977, à l'annexe 1 de la CITES, ce qui signifie que tout commerce international de leur dépouille ou de produits dérivés est interdit. Leur sort semblait définitivement compromis pourtant, devant les efforts menés dans certains pays comme : l'Afrique du Sud, Botswana, Kenya, Namibie, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe... La tendance s'est inversée quelques temps et en 2004, 3 600 rhinocéros noirs vivaient en Afrique...
Mais depuis, les cornes autrefois réservées aux besoins des classes privilégiées ont connu une forte croissance de la demande devant l'émergence d'une classe moyenne avec plus de pouvoir d'achat dans ces pays. Devant la montée des prix en Asie : jusqu'à 70 000 dollars / la corne... Les braconniers utilisent une technologie de pointe (armes silencieuses, lunettes à infrarouge...). Alors, parcs nationaux et réserves privées tentent d'endiguer le fléau : création d'« unités de combat contre le braconnage », cornes coupées, pose de puces électroniques dans les cornes... D'après l'Union Internationale pour la conservation de la Nature (UICN), il ne reste plus aujourd'hui que 25 000 rhinocéros dans le monde, toutes espèces confondues...
Alors, quel privilège quand on observe les rhinocéros noirs en Tanzanie dans le cratère du N'gorongoro ou que notre route croise en Afrique Australe celle d'un « galopin » un peu « défiguré » mais vivant...
Small Is Beautiful
Au-delà des discours et des bonnes volontés politiques affichées, les conséquences de l'évolution de notre agriculture sont là : malbouffe, dégâts environnementaux irréversibles, conséquences sociales...
Le constat de la mise à mal des quatre éléments fondamentaux qui assurent la souveraineté alimentaire à venir : l'eau, la terre, les semences et la biodiversité, est aujourd'hui alarmant.
Le film d'Agnès Fouilleux nous révèle pas à pas les mécanismes et les enjeux de la mondialisation et de la financiarisation de l'agriculture, face auxquels des résistances commencent à apparaître.
Voyage au Groenland de l'Ouest, par Louis Reynaud.
Cette année 2010, mon séjour d'un mois au Groenland, côte ouest, toujours près de Sisimiut, s'est passé au mieux, bien que déjà situé en automne bien avancé (15 septembre - 15 octobre). C'est-à-dire que la météo fut clémente, sans longue période de mauvais temps froid et donc sans chute de neige définitivement persistante. Ce qui n'empêche pas que la mer puisse se lever, comme d'habitude, en quelques heures et devenir impraticable pour Gurli, ma petite barque à moteur de 4,5 mètres de long. Dès sa mise à l'eau, je commence mes pérégrinations par le Kanguersluarsuq Tulleq (premier fjord resserré), juste au Nord de Sisimiut, en m'installant pour quelques jours dans la "Grande Cabane Rouge", tout au fond du fjord, dominant la rivière qu'un de mes amis grand pêcheur (devant l'éternel aussi !) considère comme une des plus belles qu'il connaisse, pour la pêche à la truite. Car, je suis impatient, non seulement de pêcher, mais aussi de goûter de nouveau à cette chair d'omble chevalier, plus fine encore que le saumon.
Une fois nanti d'une bonne provision de truites et de morues du fjord, je commence à rayonner dans quelques-uns des beaux fjords qui émaillent cette côte ouest. Cette année, les conditions semblaient bonnes pour remonter la côte jusqu'à Aasiat (les araignées), cette ville en plein développement portuaire (recherche pétrolière), car bien située derrière un écran d'îles protectrices. La navigation sur 200 km, à l'aller comme au retour, dans un dédale d'îles basses, y fut belle et aisée, favorisée par des vents complices. J'y ai rencontré quelques grands icebergs esseulés, une baleine à bosse et nombre de Groenlandais sympathiques et toujours aussi accueillants, lors de mes haltes-visites des trois villages du parcours.
L'an prochain, je prévois d'y retourner dès le printemps (mai-juin), pour profiter des jours les plus longs (jour continu), d'assister à l'arrivée et la présence du plus grand nombre d'oiseaux, tout en descendant vers le Sud, vers Maniitsoq (la montagneuse) et finalement revenir garer Gurli au sec pour l'hiver, au port de Kanguerlussuaq, au fond du long fjord de 160 km.
Et aussi...
Alors que la France grelotte, le Québec est presque sans neige ! À Ottawa et Montreal on voit les pelouses ! Le redoux du climat affecte toute l'économie touristique cet hiver. Quant à Simon, il a déménagé avec sa petite famille lui aussi pour s'implanter plus près de Montréal, car la ville l'a employé de manière stable comme cartographe.
Yvonne Rinne a été employée par le Ministère de la Défense norvégien, et a donc dû quitter Longyearbyen avec son mari et... ses 7 chiens de traîneaux pour s'implanter en périphérie d'Oslo. Mais elle prévoit toujours d'aller au Nunavut pour y vivre au sein d'une petite communauté Inuit... Elle sera peut-être des nôtres sur le voyage vers Thulé.. Et depuis septembre et jusqu'à son départ, les aurores boréales furent superbes au Spitzberg cet automne !