Cet été marque le départ de nombreux voyages polaires, rappelant à toute notre équipe que notre société d'organisation de voyages s'est forgée à partir d'un noyau de copains d'expéditions arctiques qui, tous, avaient à cœur de partager la beauté et la fragilité de ces horizons avec un plus grand nombre.
Vous retrouverez cet esprit d'équipe et cet enthousiasme auprès de chacun de nos guides polaires qui donnent ainsi à nos voyages nos plus belles couleurs.
Pôle Nord
Le programme de ce voyage est d'ores et déjà disponible sur notre site internet et peut vous être envoyé sur demande par courrier postal.
En raison d'une offre intéressante de l'armateur, nous vous encourageons à vous inscrire rapidement. En effet, le prix de 17 900 EUR pour ce voyage d'exception est amené à 16 900 EUR dans le cas d'inscription avant le 30 septembre et 17 400 EUR en cas d'inscription avant le 15 décembre.
Voyage Grands Espaces en Islande
C'est du 23 mai au 2 juin dernier qu'a eu lieu le voyage en Islande de Grands Espaces. Constitué d'un très sympathique groupe de 12 personnes, accompagné par Mathieu Rochat, il s'est déroulé dans de parfaites conditions. Avec toutefois quelques frayeurs le jour précédant le départ, car suite à l'éruption du volcan Grimsvötn, l'espace aérien islandais a été fermé par mesure de précaution durant une trentaine d'heures. Cela n'a eu pour conséquence qu'une arrivée un peu plus tardive que prévue pour notre groupe. Si nous avons été gratifiés d'un ciel bleu sans nuages les premiers jours, nous avons pu tout de même découvrir la météo islandaise dans toute sa diversité.
En plus d'un nombre impressionnant d'oiseaux, dont les célèbres macareux que nous avons pu approcher de très près, nous avons pu observer des phoques à plusieurs reprises, des dauphins à dos blanc, une baleine à bosse, des rennes ainsi qu'un nombre record de moutons, évidemment !
Régulièrement nous avons troqué le bus pour le bateau afin de découvrir d'autres facettes de l'Islande avec particulièrement l'île de Papey (au sud-est) qui est un endroit absolument unique et très peu connu. C'est finalement tout au sud que nous avons vu quelques traces du volcan avec un glacier recouvert de cendres. Mais cela devrait partir très rapidement grâce à l'action conjuguée de la pluie et du vent.
Au final, l'île de feu et de glace aura à nouveau enchanté ses visiteurs par ses paysages si particuliers, ses formations géologiques, ses chutes d'eau plus impressionnantes les unes que les autres et le rythme de vie des habitants.
POLARIS : Un « petit nouveau né » chez Grands Espaces
En 2012, Grands Espaces va affréter le Polaris, un bateau à moteur de 35 m de longueur pouvant accueillir 12 passagers dans 12 cabines avec lits bas et WC douches privés. Nous avons en effet voulu permettre au plus grand nombre de découvrir le Spitzberg authentique. Contrairement à nos voyages habituels, le Polaris nous permet de passer plus de temps sur les sites et d'emprunter des détroits peu profonds... Alors que nos voyages habituels nous font plus papillonner de site en site.
Le bateau bat pavillon français. Son commandant, Arthur Voirin, commandant première classe illimitée, est français, de même que le chef de l'équipage. Deux guides Grands Espaces seront à bord pour chaque croisière. Le bateau est équipé de deux zodiacs, d'aménagements polaires (nid de pie, sièges extérieurs chauffants...). Conçu pour les francophones, il dispose d'un grand salon restaurant-bar ; l'accès à la passerelle est libre et l'avant offre un magnifique pont d'observation. C'est un véritable « bijou » acquis par la société Polaris Expédition créée par Christian Kempf, Arthur Voirin et un autre associé.
Construit en 1973 comme bateau transporteur pour la Royal Navy (sa coque est solide !), il a été transformé en 2006-2007 pour emmener les golfeurs écossais de green en green et a acquis ainsi un bon standard hôtelier.
Le bateau, repéré il y a plus de deux ans par Arthur Voirin, est aujourd'hui à Dieppe où il est transformé et armé pour sa première campagne polaire toujours sous la supervision d'Arthur Voirin, ancien commandant du voilier polaire Tara, mais aussi de Christian Kempf, pionnier des croisières polaires en France.
Il va offrir des circuits en mai 2012 aux îles Lofoten, au Cap Nord et le long de la côte nord de la Norvège. En juin, il proposera des croisières vers les immenses concentrations de phoques et les lieux fréquentés par les ours du sud est du Spitzberg. En juillet et août, il va vers le nord-ouest et l'est de l'archipel et sa saison dans le Grand Nord se terminera par deux croisières d'exploration vers l'extrême est et le nord du Svalbard. Il sera ensuite en service au mois de mai pour l'observation des grandes concentrations d'orques aux îles Lofoten avant d'emmener au printemps 2013 plusieurs groupes de skieurs et randonneurs en Norvège en participant à des missions scientifiques polaires. L'une d'elles emmènera une équipe plonger sous la banquise pour étudier les restes de bateaux baleiniers qui ont sombré au XVIIe siècle.
Emirates, la compagnie qui survole...
Comme le Quatar qui investit dans le football français (et européen), Emirates a transporté 16 millions de passagers en 2010. Elle a passé la plus grosse commande de l'histoire de l'aéronautique en 2010, pour 32 appareils A380. Etihad, et Quatar Airways volent aussi avec bénéfices, et concurrencent les grands d'Europe.
Peu de Français partent à l'étranger
17% seulement des Français pensent partir cette année 2011 à l'étranger (comme en Pologne par exemple), et cela se comprend non par la "crise" (ces statistiques n'ont pas beaucoup changé), mais plus par la richesse des sites naturels et historiques de l'hexagone, qui accueille par ailleurs le plus grand nombre de touristes au monde (83 millions). La qualité de l'accueil reste cependant le point noir. 35% vont prendre l'avion, 7% le bateau, et... on sera ainsi peu dans le Grand Nord, même si la Tunisie a perdu 50% de sa clientèle. Mais les budgets et les motivations sont bien différents.
Le recul des côtes arctiques
La ligne côtière, dans les régions polaires soumises au gel permanent, réagit au changement climatique par une érosion accentuée et recule en moyenne de 50 cm par an. Cela signifie des changements importants pour les écosystèmes proches de la côte et la population qui y vit. Le dégel rapide et à grande échelle du permafrost riche en glace entraîne une érosion des formes du terrain, si bien que l'on voit apparaître des falaises le long des côtes. Les changements sont particulièrement dramatiques en mer de Laptev, en mer de Sibérie et en mer de Beaufort, pour lesquelles la vitesse d'érosion des côtes est en partie supérieure à 8 mètres par an. Comme environ un tiers des côtes du monde entier se trouvent dans le permafrost arctique, l'érosion côtière pourrait dans le futur concerner des régions immenses.
Les côtes arctiques réagissent en général de façon plus sensible au réchauffement global que les côtes situées à des latitudes plus tempérées. Jusqu'à maintenant elles ont été protégées de la force d'érosion des vagues par des étendues de mer gelée. En raison du retrait continuel de la banquise cette protection se trouve compromise, et il faut s'attendre aux rapides changements d'une situation qui fut stable pendant des millénaires.
Les deux tiers des côtes arctiques sont constitués non pas de roches, mais d'un substrat gelé, le permafrost, et ce sont justement ces côtes-là qui sont fortement attaquées par l'érosion. Certes les régions polaires ne sont en règle générale que peu peuplées, mais, comme presque partout dans le monde, les côtes, dans le Grand Nord également, représentent des axes importants pour la vie socio-économique. Les besoins grandissants en ressources énergétiques globales ainsi que le tourisme en expansion et les transports des marchandises, renforcent en plus l'impact humain sur les régions côtières de l'Arctique.
En ce qui concerne les effectifs de la faune sauvage comme les grands troupeaux de caribous ou les lacs d'eau douce très répandus à proximité des côtes, les conditions écologiques se modifient considérablement avec l'érosion croissante.
Source : PolarNews
Photo : la carte montre la vitesse de l'érosion le long de la ligne côtière arctique : en rouge les régions les plus touchées par une érosion rapide (2 à 10 m/an), en orange par une érosion moyenne (1 à 2 m/an), en jaune par une érosion lente (0 à 1m/an) et en vert par une érosion stable ou insignifiante.
À consulter : le rapport de 170 pages, établi par plus de 30 scientifiques issus de 10 pays différents : « State of the Arctic Coast 2010 ».
Le Danemark et le pôle Nord
Dans la lutte pour le pôle Nord il est un autre état riverain qui fait valoir ses droits de possession. Selon les rapports des médias le gouvernement de Copenhague désire apparemment émettre une revendication territoriale sur une partie du pôle Nord, ce qui va déclencher des problèmes entre le Danemark et les autres pays riverains.
Le Danemark se lance de façon offensive dans cette course aux droits de possession qui s'est durcie depuis quelques années et qui porte sur des régions autour du pôle concernant aussi bien les espaces maritimes que les fonds marins. D'un point de vue géologique, selon le gouvernement de Copenhague, le pôle Nord fait partie du socle continental du Groenland et se trouve par conséquent sous souveraineté danoise.
D'après le droit maritime, les états riverains de l'Arctique ont jusqu'en 2014 pour déposer leurs revendications territoriales auprès des Nations Unies. En ce qui concerne l'appartenance du pôle Nord, seule une commission des Nations Unies à New York peut prendre une décision. Selon le droit maritime international un état peut revendiquer une zone s'étendant à 200 miles marins de ses côtes, dans le but d'une exploitation économique.
Dans la mesure où l'un des états dépositaires d'un droit de possession peut prouver que son socle continental correspondant s'étend jusqu'au pôle Nord, ses revendications territoriales sur cette région seront examinées. Si le cas se présente pour plusieurs nations, celles-ci devront parvenir à un accord.
Jusqu'à présent c'est Moscou qui mène le plus activement ses revendications de souveraineté. Dès 2007 les Russes ont, à l'aide d'un sous-marin, planté leur drapeau au pôle Nord par 4000 mètres de fond.
Depuis des années, des recherches sont menées par les états riverains pour étayer leurs revendications territoriales par des données géologiques. À présent, le Danemark veut prouver que la « dorsale Lomonossov», cette chaîne de montagnes sous-marines qui s'étend depuis le socle continental sibérien jusqu'au Groenland, est le prolongement du socle groenlandais. Cela devrait renforcer la revendication sur cette région. Mais c'est pour le Danemark la menace de voir surgir de nouveaux problèmes avec la Russie, les États-Unis, le Canada et la Norvège. En effet ces cinq pays se disputent l'accès aux gisements de matières premières qui seront rendus accessibles par suite de la fonte des glaces qui recouvrent l'Océan Arctique.
Source : PolarNews
La Tanzanie renonce à une autoroute coupant le Serengeti en deux
Le projet de route traversant le parc national tanzanien aurait entravé la migration d'1,3 million d'animaux sauvages.
Le gouvernement tanzanien a renoncé à un projet d'autoroute de 50 km devant couper le Parc National du Serengeti en deux. Cette route aurait entravé les grandes migrations annuelles des animaux sauvages qui font la réputation du parc. D'après une étude présentée l'an dernier dans la revue Nature, le nombre d'animaux sauvages aurait pu chuter de 1,3 millions à moins de 300 000, « entrainant l'effondrement du plus large système migratoire de la planète, un système qui nourrit le tourisme tanzanien et permet à des milliers de personnes de vivre ». Le gouvernement, qui souhaite toujours relier la région du lac Victoria à la côte, envisage un tracé au sud du parc.
Grands Espaces organise depuis des années un superbe safari lors de la pointe de cette migration, pour voir ces horizons constellés de gnous et de zèbres : l'un des spectacles de nature les plus impressionnants au monde. Prochain voyage du 25 janvier au 2 février 2012.
22 bébés gorilles baptisés au Rwanda le mois dernier...
Même si moins de 1000 gorilles de montagne subsistent de par le monde et que la plus grande vigilance pour leur protection est de mise, ce baptême symbolique illustre le succès d'un écotourisme bien mené. Le parc national des Volcans du Virunga où ils vivent est le principal pôle touristique du Rwanda. Il a permis au pays de générer 200 millions de dollars en 2010. C'est bien plus que l'exportation de minerais (67,7 millions)...
Téléphone
Devinette : pourquoi cette cabine en hauteur, dans le Yukon, en Alaska ?
- pour se protéger des ours rodeurs lors des appels prolongés ?
- pour se protéger des moustiques, trop entreprenants au sol ?
- pour mieux entendre outremer ?
- pour ne permettre qu'aux personnes valides d'appeler ?
- pour communiquer avec Dieu pour le prix d'un appel local...
Et votre explication à vous ?
C'est le vendredi 10 juin dernier que s'est déroulé la dernière réunion avec l'équipe de guides-conférenciers polaires. Cette rencontre a eu lieu dans le Jura français, plus précisément à Lons-le-Saunier. Nous avons eu la chance d'être reçu par le Dr Lebrat et son épouse pour la première partie de la journée. Les différentes consignes et instructions ont été données par Christian Kempf et Christian Genillard.
C'est ensuite au stand de tir que nous avons procédé de manière théorique aux répétitions du maniement de l'arme et des positions de tir. Place ensuite à la pratique, sous l'œil attentif d'un instructeur spécialisé. Chacun a pu procéder à plusieurs tirs sur une cible à 30 mètres. Les buts d'un tel exercice sont de répéter les gestes de base et d'acquérir des automatismes qui peuvent faire la différence dans une situation de stress.
L'après-midi était consacré à l'instruction médicale par le Dr Balp. Après une revue des différents cas d'urgences médicales et des solutions à y apporter, des exercices pratiques ont été effectués (respiration assistée, massage cardiaque, position de sécurité et utilisation du défibrillateur, etc.)
L'équipe est désormais prête pour la saison qui va commencer avec le premier voyage pour le Spitzberg de juillet.
Laurent Schwebel
Laurent Schwebel est né en Alsace où il se passionne pour la nature au point d'occuper depuis plus de 15 ans le poste de chargé de mission environnement au conseil général du Haut Rhin.
Mais surtout, il parcourra prairies et forêts à l'affût des oiseaux et des plantes, insectes et poissons dont il est un spécialiste.
Il a participé en 1978 à la première grande expédition polaire menée avec 11 participants au Spitzberg dirigée par Christian Kempf. Il a ensuite encadré plusieurs voyages polaires et c'est un grand conférencier polaire de Grands Espaces depuis 10 ans. Passionné de plongée et de photographies, il a parcouru le monde pour amener des clichés remarquables qui ont font un photographe respecté dans le milieu professionnel.
Il sera cet été l'un des guides à bord du Plancius en août.