Newsletter n°9
Juin 2008

    Nous voilà en juin déjà! Les voyages polaires demandent une telle organisation que nous devons nous y prendre plusieurs années à l'avance... Nous pouvons d'ores et déjà vous donner un avant-goût de ce qui vous sera proposé dès cet été sur notre site.

Les croisières polaires de l'été 2008 sont complètes et deux de nos voyages 2009 le sont déjà presque...


Voyage du mois

Nouvel An russe à Saint Pétersbourg et sur la mer Blanche

La nouvelle année doit s'annoncer festive et étonnante, c'est pourquoi nous avons lié les aurores boréales de la Mer Blanche aux étoiles des palais de Saint-Pétersbourg. L'approche du Noël orthodoxe est aussi une Fête de lumières dans cette « Venise du Nord » avec ses 800 ponts et ses 157 canaux. Rues, magasins, palais, ponts et bateaux se parent de feux comme nulle part ailleurs en Europe! Un programme dense, un réveillon de Fête dans l'hiver qui enveloppe les villes et paysages de son manteau immaculé et cotonneux. Et n'oublions pas que pour les russes, le Père Noël habite à Arkangelsk!

Marielle Suzeau et Christian Kempf accompagneront ce groupe de 15-20 personnes.


En Avant-première

Quelques croisières 2009-2010

Comme promis, notre site internet va publier dès cet été le détail de nos croisières polaires.

Du 7 au 20 août 2009, dans l'Arctique, nous irons vers le détroit de Béring et l'Île Wrangel pour la deuxième année consécutive à bord du brise-glace « Marina Tsvetaeva ». D'autres croisières nous emmèneront vers le Grand Nord canadien et la rivière Lena (Russie).

Du 24 juillet au 4 septembre 2009, 4 croisières polaires nous montreront les glaces et les ours du Spitzberg à bord du « Professeur Molchanov ». Le « Grigory Mikheev » et le « Aleksey Maryshev », dont nous étions devenus des habitués, seront pris par les recherches pétrolières en Mer de Barents. (Du 24 juillet au 5 août, du 3 au 15 août, du 13 au 25 août et du 23 août au 4 septembre)

En janvier 2010 nous voyagerons sur ce même « Professeur Molchanov » pour découvrir durant 22 jours (2-24 janvier) les Malouines, la Georgie du Sud et l'Antarctique, puis (du 22 janvier au 2 février) la Péninsule Antarctique. D'autres suivront sur le site...

Des voyages de 50 personnes seulement, un « luxe » de plus en plus rare en ces temps de pétrole cher et de voyages en grands groupes?



Des nouvelles des poles

Caribou Canada
Caribou, Canada.
Des caribous radioactifs ?

La viande de caribou fait partie de l'alimentation traditionnelle des habitants du Nord canadien. La teneur en césium radioactif de cet animal peut-elle présenter un danger pour la santé ?
L'isotope 137 du Césium (Cs 137) est un composé qui ne se trouve pas à l'état naturel. Sa présence dans l'environnement est due à l'utilisation du nucléaire par l'homme. Sa période radioactive, également appelée demi-vie, correspond au temps nécessaire (30 ans) pour qu'il perde la moitié de sa radioactivité par désintégration naturelle. Une de ses particularités est de se concentrer et de persister dans les champignons, les mousses et les lichens, bien plus que dans les végétaux supérieurs. Or, les caribous (appelés rennes en Eurasie) consomment en abondance des lichens, seule nourriture disponible pendant les longs mois d'hiver. C'est ainsi que le césium 137 se retrouve dans les tissus et notamment dans les muscles de ces animaux dont la viande est appréciée des populations de l'Arctique.
La consommation de viande de caribou dans la zone étudiée ne présenterait aujourd'hui aucun danger si les niveaux de radioactivité artificielle restent très bas et continuent à diminuer selon la tendance actuelle. Cependant, ces chiffres sont à comparer avec les 50 000 à 60 000 Bq/kg relevés sur des rennes en Scandinavie après l'accident de Tchernobyl.
De plus, d'un point de vue sanitaire, et contrairement à ce qu'on peut observer pour les poissons et les mammifères marins, les rennes ne sont pas contaminés par les polluants chimiques type pesticides ou polychlorobiphényles, puisque ces substances ne font pas partie de la chaîne alimentaire lichen-caribou-humain.


boeufs Musques
Famille de bœufs musqués dans la
toundra, Alaska.
Les jardiniers de l'Arctique

Il n'y a pas que le vent qui participe à la dissémination des graines de la toundra, les animaux y contribuent aussi...

Le boeuf musqué, la bernache nonnette, le renard polaire ou encore le lièvre arctique ont un point commun : ils peuvent participer à la dispersion des plantes et au maintien de la richesse des communautés végétales par leur alimentation.
La dispersion des graines est un processus important pour la propagation et la persistance des populations végétales. Elles peuvent être ingérées par les mammifères et les oiseaux, intentionnellement ou accidentellement, et transportées à des distances plus ou moins grandes, avant qu'elles ne soient rejetées. On les qualifie alors d'endozoochores, c'est-à-dire dispersées par les animaux (zoochorie) après leur passage dans l'appareil digestif, où les sucs ramollissent leurs coques dures. L'efficacité de la dispersion dépend de la survie de la graine, de la durée du transit digestif et du déplacement de l'animal. Leur "largage" peut contribuer à augmenter localement le phénomène de pluie de graines ("seed rain"), et potentiellement élever la richesse du milieu si de nouvelles espèces végétales sont apportées par les animaux. En dépit des disparités dans le nombre de graines transportées par les différents vertébrés, l'endozoochorie constitue un mode de propagation et de dispersion essentiel des graines sur de grandes distances.
Les animaux endozoochores, semeurs involontaires d'espèces végétales de la toundra, forment ainsi une catégorie de "jardiniers" d'une grande importance à l'échelle du paysage. Or, le réchauffement global peut repousser l'aire de répartition de certaines espèces animales et végétales plus au nord. En répondant au changement climatique, les animaux de l'Arctique participent eux aussi à la "migration" des végétaux vers de plus hautes latitudes et à la modification en cours des paysages.

Source: CNRS


Des nouvelles d'ailleurs

Les grands défis de l'environnement.

Ursus maritimus Le 21ème siècle va connaître une planète peuplée de 9 milliards d'individus avec une consommation gigantesque. Il faudrait déjà 7 terres si tous les hommes avaient le niveau de vie américain, 5 avec le niveau européen, 2,2 en moyenne mondiale.

4 défis environnementaux majeurs se posent : espace, ressources, pollutions et climat...



Photo du mois

Alain Desbrosse

Alain Desbrosse, bien camouflé sur notre photographie, effectue un travail de recherche pour le compte du ministère de l'environnement à St-Pierre et Miquelon où il a passé sept années. Son livre "Les arbres remarquables de bourgogne" est disponible aux éditions de l'Escargot Savant pour 35 €.



Le Livre du mois / le film du mois

Atlas des poles L'Atlas des Pôles
Auteur : Eric Canobbio
Éditeur : Autrement

Souvent réunis dans une même perception des "mondes froids", le Grand Nord et le Grand Sud n'ont pourtant jamais cessé d'affirmer une identité propre.

L'Arctique, recouvert d'une banquise à l'extension saisonnière, abrite de nombreuses espèces animales. Les terres qui l'encerclent constituent une aire d'occupation pour des peuples autochtones, dont le défi actuel est d'inventer un modèle polaire de développement durable. Cette région est une des clefs de l'équilibre de la planète. Son réchauffement permet aux chercheurs de modéliser notre avenir climatique et sonne le retour des enjeux liés à l'exploitation des richesses boréales.

Quant à l'Antarctique, centré sur le pôle Sud, c'est un continent vide d'hommes, presque entièrement recouvert d'une calotte glaciaire, mais qui offre une biodiversité longtemps sous-évaluée. C'est au coeur de ce continent, sanctuarisé depuis 1959, que l'on put affirmer l'impact des sociétés humaines et des émissions de gaz à effet de serre dans les bouleversements climatiques majeurs que nous vivons.

Changement climatique, énergie, écologie humaine, développement et protection : ces régions concentrent les problèmes de l'avenir de la planète. En offrant au lecteur la possibilité de découvrir ces régions à la fois mythifiées et méconnues, cet atlas permet de comprendre comment le réchauffement climatique peut les modifier et d'analyser avec plus de clairvoyance les enjeux géostratégiques dont elles sont l'objet.


Des nouvelles de l'equipe

Carole Monnot
Au sein de l'équipe, au bureau, Carole Monnot a remplacé Sandrine Delgado, qui travaille maintenant en Espagne.

Carole s'occupe plus particulièrement des éditions menées par « l'Escargot Savant » créé en 2004 par Christian Kempf et qui publie 10 titres par an. Grande voyageuse (Australie, Maroc, Malaisie, Polynésie...), elle est passionnée par les arts, les chevaux (elle est cavalière en concours complets et sauts d'obstacles) et la nature. Après des études universitaires en art, histoire et patrimoine, à 32 ans, elle a un bagage d'assistante de direction, de coordinatrice et chargée de mission en projets culturels, et de chargée de communication. D'un contact facile, elle vous répondra régulièrement au téléphone et pour connaître plus encore nos voyages, elle participera à la croisière expédition «Tour du Spitzberg» du 12 au 23 août.


WWW.GRANDSESPACES.CH


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