Newsletter n°16
Mars 2009
Chers amis voyageurs

Après l'Année Polaire Internationale (2007 - 2009), des milliers de scientifiques ont conclu à un réchauffement "beaucoup plus étendu que prévu" en Antarctique et en Arctique. Les premiers indices de changements des courants marins sont visibles et à terme l'impact serait gravissime, la fonte du permafrost va libérer du méthane en grande quantité et accélérer ainsi le réchauffement du climat.

Outre le climat, nos ressources s'épuisent, et par ailleurs notre environnement est pollué : en 25 ans, le taux de cancers a progressé de 97%, dont 70% pour des causes environnementales.

Il y a toujours, dans un coin de faculté poussiéreux, un vieux dinosaure avec ses règles à calculs pour clamer que rien n'est sûr - et les gratte-papier locaux s'empressent de relayer ce message suicidaire et crétin.

Notre surconsommation nous conduit à une crise majeure, à un éclatement social et politique. Nous avons mis des millions d'années à être 1 milliard d'hommes sur terre, et 250 ans pour être 8 à 9 milliards. Or la terre est restée la même !

Nous avons la chance de pouvoir voyager, et donc le devoir de communiquer. C'est pourquoi mon équipe et moi-même martelons ces messages de conservation de l'environnement. Même si un doute subsiste, est-ce que pour cela que l'on ne prend pas toutes les précautions ?
La terre est déjà très malade...



Événement


Soirée conférence mardi 31 mars 2009

Grands Espaces a le plaisir de vous inviter à une soirée conférence exceptionnelle à Paris. Vous pourrez découvrir notre équipe de voyage dans l'atmosphère détendue d'une soirée cocktail (participation 30 €).

Cette réunion se déroulera
le mardi 31 MARS 2009 de 19H00 à 23H00
au CERCLE SUEDOIS ET NORVEGIEN
242 rue de Rivoli 75001 PARIS
(au niveau de la Place de la Concorde)
Métro: Concorde

Le programme:

Introduction, présentation de l'agence et des voyages (Christian Kempf).
Les Inuits, la banquise et le changement climatique : bilan d'une mission de l'Année Polaire Internationale (Pierre Taverniers)
Galapagos et Amazonie : un voyage en Amérique du Sud (Christophe Bonnafoux)
Madagascar : richesses naturelles et humaines. Situation politique et économique d'une terre entre Inde et Afrique (Fabiola Randriampamonjy)
Le Grand Nord et l'avenir des croisières polaires (Christian Kempf)
- Partir en croisière expédition (Alain Desbrosse).

À très bientôt !


Les actualites du tourisme

Terre
L'année 2008 a vu les Français partir plus encore en croisières : 310 000 personnes (+11% annuels). La croissance en Europe est de 10%, l'Espagne est en recul, l'Angleterre en tête des pays "croisiéristes".

Avec plus de 83 millions de personnes, la France est le pays le plus visité du monde (malgré l'accueil jugé peu convivial). 62% des visiteurs étrangers venus en France ont été influencés par la vision d'un film. Cette industrie est la 3e du monde : une belle synergie.

Bonne nouvelle au Spitzberg

Glaces au spitzberg
Glaces au Spitzberg
En 2007 et à la demande de l'Institut Polaire Norvégien qui invoquait sécurité et protection de l'environnement, le gouvernement norvégien a mis en œuvre un projet de loi relatif à la protection de la nature au Spitzberg : il s'agissait d'interdire tout tourisme sur l'Est de l'archipel.
Il y eut une levée de boucliers immédiate contre ce projet partisan et stupide, à laquelle "Grands Espaces" s'est joint. Il y a 20 ans déjà et après avoir parcouru l'Antarctique, le Commandant Cousteau voulait lui aussi interdire l'Antarctique au tourisme.
Stupide le projet de l'Institut polaire l'est, car en termes de sécurité, il veut mieux avoir 5 bateaux sur zone qu'un seul. Rappelons que l'Est du Spitzberg couvre la superficie de la Belgique. Stupide aussi car nous formons, nous, les meilleurs ambassadeurs de la protection de l'environnement. Stupide aussi, car ces interdits allaient augmenter la fréquentation des autres sites. Stupide enfin, car le tourisme allait être interdit là où pétroliers et gaziers peuvent s'implanter.

Et je me souviens... quand en 1989 j'allais en Antarctique, les ordures rouillées étaient jetées à la mer, les éléphants de mer dérangés par des scientifiques qui les chevauchaient. En 1987 près de Ny Alesund, deux scientifiques de l'Institut Polaire m'ont demandé de ne pas approcher les phoques barbus : en effet, ils devaient en tuer plusieurs pour prélèvements...

Science et tourisme sont compatibles et complémentaires, évidemment, sauf si l'une des parties veut exclure l'autre.
C'est ainsi, et contre toute attente que le préfet (gouverneur) du Spitzberg a envoyé son rapport en février 2009 : il suggère de laisser l'Est Spitzberg ouvert au tourisme de croisière expéditions et de plutôt limiter l'exploitation de pétrole et de gaz.

Ce rapport retardera la mise en œuvre des restrictions et c'est pourquoi nos croisières de l'été 2009 pourront toujours vous faire découvrir les fjords et les îles du Nord du Spitzberg, et ce paysage si fascinant des grandes calottes de l'Est... Heureusement.

2009 signera aussi, peut être la "fin d'une époque", celle des bateaux de 50 places : "Maryshev" et "Mikheev" pour l'exploration pétrolière sous marine en Mer de Barents, "Multanovsky" et "Molchanov" vont suivre durant l'été 2010 d'importants travaux de rénovation et ne seront pas disponibles. À leur place et à partir de 2010, le "Plancius" (100 places) sera bien plus confortable !



Voyage du mois

Le Kamchatka

Presque aussi vaste que la France, mais avec seulement 400 000 habitants, cette péninsule a été un sanctuaire de nature militairement interdit jusque 1990... Ses richesses naturelles sont immenses et elle demeure préservée du tourisme de masse mondial.
Située sur la "ceinture de feu" du Pacifique, elle présente plus de 250 volcans dont 29 actifs, ainsi que geysers, solfatares, sources chaudes... Une nature très préservée offre le spectacle des grizzlys pêchant les saumons, dans la taïga colorée des feux de l'automne. Ses populations autochtones sont parmi les plus authentiques et vivent des rennes dans cet environnement généreux, mais rude...
Dans ce pays, il n'y a qu'une grande route et quelques pistes. De très nombreux déplacements s'effectuent donc par hélicoptère, ce qui nous permet un voyage exceptionnel de paysages, de couleurs et de découvertes. Tous nos vols s'effectuent sur des appareils Mi-8 privés et nous survolons tant le Sud que le Nord de la péninsule. C'est le voyage le plus complet que vous puissiez réaliser au Kamchatka !
À l'extrême Est de la Russie et sur les rives du Pacifique découvertes par Béring, la région est l'un des plus extraordinaires océans de nature, à découvrir vite dans son authenticité. En 1998 il y avait 1000 touristes, 48 000 en 2006...


Des nouvelles des poles

Déplacements stratégiques des orques chasseurs

Orque en Antarctique
Orque en Antarctique
L'orque se situe au sommet de la chaîne alimentaire en tant que superprédateur. Espèce opportuniste, son mode de vie peut être de type sédentaire ou nomade, avec des déplacements liés à son régime alimentaire. Appelée aussi épaulard ou baleine tueuse, l'orque est le plus grand représentant de la famille des dauphins. C'est un mammifère cétacé marin long de six à neuf mètres, bien reconnaissable à sa coloration noire tachée de grands aplats blancs au niveau de la tête et du ventre.
L'orque est un animal cosmopolite réparti dans tous les océans. Il est particulièrement abondant dans les eaux froides de l'Arctique et de l'Antarctique, le plus souvent sur le plateau continental (prolongement du continent sous la mer), à moins de deux cents mètres de profondeur. Dans ces eaux froides, sa répartition est limitée par la banquise.

Les recherches sur l'orque du nord-est du Pacifique et de l'Antarctique ont révélé l'existence de plusieurs populations qui ne se reproduisent pas entre elles appelées écotypes, c'est-à-dire qu'elles ont développé de nouvelles aptitudes pour s'adapter à leur milieu. Ainsi les orques peuvent être classées en trois écotypes en relation avec leur mode d'alimentation et de déplacements dans le Pacifique nord-est.
En janvier et février 2006 des balises satellites ont été posées sur la nageoire dorsale d'orques dans le détroit de Mc Murdo, en mer de Ross (océan Austral) dans le but de préciser leurs déplacements et ainsi offrir des éléments de comparaison avec leurs congénères du nord. Les individus suivis sont rattachés ici à deux écotypes.
Cette étude montre que les différences individuelles observées (modes de déplacements, distances parcourues et régime alimentaire) sont semblables à celles relevées dans les écotypes similaires du nord-est du Pacifique. L'orque adapterait ses déplacements en fonction des proies qu'il recherche.


mere Orque et son petit
Orque femelle et son petit - Alaska.

Source : CNRS / Recherches Polaires.

Des nouvelles d'ailleurs

Notre Panda

Mere panda et son petit
Mère panda et son petit
Certains auteurs de science-fiction des années 50 avaient imaginé que dans le futur, les animaux n'existeraient plus que dans les zoos, du fait de l'expansion irraisonnée de la civilisation humaine...

Cher panda, c'est peut-être bien ce qui t'attend !
Son apparence docile d'ours en peluche vivant ainsi que les 14 heures quotidiennes qu'il passe à mâcher du bambou lui ont valu les faveurs du public. Il reste malheureusement un animal lent et fragile, victime du traditionnel trio pression démographique / déforestation / braconnage. À cela s'ajoute un phénomène de fragmentation de la population qui accentue la consanguinité et tout ce qui s'ensuit : maladie, faible taux de fécondité... Dans les zoos, leur nourriture à portée de patte et l'absence de contexte "sauvage" ne les incite pas à l'effort, même pour la reproduction! Les établissements sont donc obligés de procéder par insémination artificielle qui donne d'assez bons résultats, mais est-ce suffisant ? Autrefois cadeaux diplomatiques du gouvernement chinois, les pandas sont désormais loués par ce dernier depuis 1984 aux zoos étrangers pour financer des programmes de protection.
Une espèce ne se limite cependant pas à un patrimoine génétique, ni à une image mouvante assoupie au bord d'un bassin maçonné, mais à une partie vivante et actrice de son écosystème.



Le livre du mois

Livre Planète vivante

Planète vivante
Écrit par le WWF
Aux éditions Jean-Pierre De Monza

Au vu de certaines réalités inquiétantes, ces dernières années, l'environnement est devenu un thème majeur largement relayé par les médias. Le public est aujourd'hui conscient des menaces multiples qui pèsent sur la planète sans toujours percevoir clairement la nature exacte des problèmes et les solutions les mieux adaptées qu'il convient d'adopter pour inverser les processus de dégradation. À l'occasion de son 35ème anniversaire, le WWF France, première ONG environnementale, propose un ouvrage très complet qui clarifie la situation et précise, dans une approche résolument positive et optimiste, ce qu'il est possible d'entreprendre pour un changement progressif et durable.

Dans les 6 domaines abordés par « Planète vivante » (espèces, forêts, eau douce, océans, climat et vie durable) des experts reconnus tracent un panorama de l'état de l'environnement dans ses différentes composantes. Ce constat est prolongé par des récits d'actions de terrain ou à l'échelle des gouvernements qui soulignent à quel point toute démarche en faveur de l'environnement influe sur l'économie, les modes de vie, la santé et le bien-être des populations.



Et n'oubliez pas...

"60 minutes pour la planète" le 28 mars 2009, de 20h30 à 21h30 : éteignez vos lumières pour le climat !



Photo du mois


Puisque les économies sont en vogue, autant s'y mettre tout de suite !

chargement de pommes



WWW.GRANDSESPACES.CH


  À propos... Voyages Reportages Librairie Plaquette FAQ Contact  
Croisières polaires - Voyages Découverte Nature