Depuis 1985, Christian Kempf organise des voyages au Spitzberg et depuis 1990 des croisières-expéditions. Cette terre polaire nous est connue depuis 1973...
Il est ainsi presque normal que nous ayons créé sur Internet un site d'information relatif à un de nos terrains privilégiés où notre réputation s'est forgée : le Spitzberg.
Avec le site www.svalbard.fr, vous trouverez non seulement une mine de renseignements constamment enrichis sur le Spitzberg (ou l'archipel du Svalbard) mais aussi des images, l'actualité de cette terre polaire et tous les renseignements techniques tant pour une expédition de montagne que pour une croisière.
Bernard Soumier, auteur des textes, et l'équipe de Grands Espaces sont ainsi heureux de vous dévoiler ce dernier-né qui, j'en suis sûr, vous donnera plus encore l'envie de connaître ou de revenir dans le Grand Nord !
Alors, rendez-vous sur www.svalbard.fr.
Bretagne et algues vertes : pour ne pas passer des vacances dans le lisier...
L'image de la Bretagne et sa fréquentation touristique pâtissent des algues vertes, surtout à l'étranger. Ce développement d'algues est lié notamment aux rejets massifs de lisiers en provenance des élevages. Ce phénomène est hélas connu depuis 50 ans sans réaction des pouvoirs publics sur le lobby paysan. Au regard des réactions des normes européennes entrant en vigueur en 2015, la France pourrait aujourd'hui voir 10% de ses plages fermées.
Un nouveau paquebot géant
Alors que Grands Espaces lance le « Polaris » son bateau de... 12 places, Costa Croisières commande un navire de près de 5000 places (4928 passagers). Ce bateau, fini en 2013, sera le plus grand de la flotte de croisière italienne.
Les agences en perte de vitesse
Autrefois omniprésentes, les agences de voyages peinent, passant en 2010 à 28% des voyageurs (-2,6%). Les ventes par internet ou directement par les organisateurs (tel Grands Espaces) sont en partie responsables de cet effritement.
Cinq pays d'Afrique créent la plus grande zone protégée du monde
Le développement de l'écotourisme dans les bassins des fleuves Zambèze et Okavango est au cœur du projet.
Cinq pays d'Afrique australe ont signé un traité créant une zone protégée d'une taille équivalente à la moitié de la France. À Cheval entre l'Angola, le Botswana, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe, les bassins des fleuves Zambèze et Okavango ont vocation à devenir une zone privilégiée pour l'écotourisme. La zone protégée, à vocation touristique, comprend 14 parcs nationaux et réserves, notamment les chutes Victoria.
Source : l'Écho Touristique
Ou plutôt... Les voyages du mois... Nous organisons cet hiver 2011 - 2012 quatre voyages en Antarctique. Le grand continent blanc, lieu magique : glaces et manchots y orchestrent une symphonie de l'extrême. Le tourisme y est l'un des mieux encadré au monde, mais le coût des voyages et les restrictions environnementales font que ce dernier y diminue. C'est à bord de bateaux polaires de petite capacité que nous vous proposons quatre voyages extraordinaires pour le prochain été austral (décembre 2011 à février 2012).
Deux voyages vont en péninsule antarctique : le lieu le plus accessible, le plus chargé d'histoire, aux paysages spectaculaires, et le plus riche en faune.
- Pour les adeptes de la mer, nous serons à bord du « Plancius » du 7 au 29 janvier et du 25 janvier au 8 février (de Paris à Paris). Fin janvier, les manchotières grouillent d'adultes et de jeunes. C'est l'époque aussi où les baleines sont nombreuses dans ces eaux glacées. La traversée du détroit de Drake peut être mouvementée, mais pour sûr accompagnée d'albatros, dauphin, pétrels...
- Pour ceux qui hésitent à affronter deux jours de mer entre Cap Horn et Antarctique, nous nous vous proposons un voyage partant en avion de la Patagonie chilienne pour atterrir en Antarctique, à la base Amiral Frei, où l'Ocean Nova (70 passagers) vous attend pour une croisière antarctique.
Et il y a deux voyages extraordinaires !
- Le premier part fin novembre 2011 de Tasmanie (Australie) pour 1 mois de découverte et de navigation. Vous visiterez les îles subantarctiques et leurs immenses colonies d'oiseaux et surtout la mer de Ross réputée pour ses manchots empereurs et ses icebergs. Et parmi les escales, la station scientifique française de Terre Adélie. Ce voyage commémore le centenaire de l'arrivée au pôle Sud par Roald Amundsen et son équipe le 14 décembre 1911.
- Le second en janvier vous emmène dans un long périple, d'Ushuaia aux îles Malouines, Géorgie du Sud, Orcades du Sud, mer de Weddell avec ses icebergs tabulaires, la péninsule antarctique... Ce voyage est centré sur la Géorgie du Sud, dont les côtes, taillées dans le roc et les glaciers, hébergent l'une des plus grandes concentrations animales au monde. Manchots royaux, otaries, éléphants de mer y sont si nombreux que l'on ne peut parfois débarquer : un festival de nature dans les mers australes.
Crash d'un avion de First Air au Nunavut (Canada)
Le 20 août 2011 un Boeing 737 de First Air avait décollé de Yellowknife (Yukon), pour un vol passager à destination de Resolute Bay (Canada, NU), une petite communauté d'Inuit de 210 habitants, et devait ensuite poursuivre sa route vers Grise Fjord sur l'île d'Ellesmere. 11 passagers et 4 membres d'équipage étaient à bord. L'appareil s'est écrasé juste avant son atterrissage à Resolute Bay. L'équipage et 8 autres passagers ont perdu la vie ; 3 passagers ont survécu et ont été secourus par des membres des Forces Armées Canadiennes qui se trouvaient dans le secteur dans le cadre d'un exercice appelé Nanook.
Au moment de l'accident, la météo annonçait du brouillard et de la pluie. L'appareil s'est écrasé sur une colline lors de son approche sur Resolute Bay. La dernière communication radio a été reçue par les contrôleurs alors que l'avion était à 8 km de la piste. L'épave a été retrouvée à environ 2 kilomètres à l'ouest de la piste.
Le Boeing 737-210C/Adv est un avion combi : il peut transporter des passagers et du cargo sur le pont principal. Lors de l'accident, l'appareil était dans une configuration pour transporter 5 palettes cargo et 34 passagers.
L'appareil étant équipé de deux enregistreurs de données qui permettront aux enquêteurs de comprendre ce qui s'est passé pendant les derniers instants du vol.
Source : Bureau de la sécurité des transports du Canada
Attaque mortelle d'un ours polaire dans le Tempelfjord au Spitzberg
Le vendredi 5 août, vers 7 h 30, un ours polaire attaqua un camp de jeunes britanniques dans leurs tentes pendant leur sommeil, tuant un adolescent de 17 ans et blessant 4 autres personnes (29, 27, 17 et 16 ans), avant d'être abattu. C'est le deuxième accident mortel à déplorer depuis 1995 et le 5ème depuis la protection totale de l'ours polaire décrétée en 1973. Depuis ont eu lieu de nombreuses confrontations ; l'été dernier on avait enregistré une attaque contre deux kayakistes norvégiens, qui campaient sur une plage de la Terre du Nord-Est. Les alarmes de la clôture de sécurité ne s'étaient pas déclenchées et l'un des deux fut sérieusement blessé.
Tous ces jeunes anglais faisaient partie d'un groupe de 13 membres de la « British Schools Exploring Society » (BSES), laquelle organise des expéditions au Svalbard depuis 40 ans pour de jeunes étudiants. Selon cette organisation, le groupe a entrepris un projet de recherche scientifique à long terme pour étudier les glaciers et le changement climatique.
L'attaque a eu lieu dans le Tempelfjorden près du glacier Von Postbreen à environ 40 km de Longyearbyen, où le groupe devait séjourner jusqu'au 28 août.
Le campement, installé sur la face Est de Hampusfjellet, avait été entouré d'un fil de protection muni d'un système d'alarme qui n'a pas fonctionné lorsque l'animal y pénétra. Après la première attaque, celui qui partageait la tente de la victime mortellement atteinte, repoussa l'ours en se servant de son fusil comme d'une batte de base-ball ; sérieusement blessé, il tenta de tirer mais l'arme s'est enrayée ; après l'échec d'un tir de fusée éclairante, l'ours se détourna et s'en prit à un troisième adolescent qui prenait la fuite ; un des leaders du groupe put alors recharger son arme et abattre l'ours d'une balle dans la tête. L'équipe de secours arriva 50 minutes plus tard et les blessés furent transportés par hélicoptère à Longyearbyen puis acheminés en avion sanitaire jusqu'à Tromsø.
Les premières investigations indiqueront que l'ours, un mâle de 250 kg, était efflanqué, n'avait pratiquement rien dans l'estomac et était donc probablement affamé. Pour les chercheurs de l'Institut Polaire Norvégien, c'est là sans doute la cause de l'attaque d'un ours, qui normalement se tient éloigné des hommes, mais peut occasionnellement s'en rapprocher et les agresser quand il est privé de sa nourriture habituelle du fait de la fonte des glaces. C'est pourquoi des mesures de sécurité importantes doivent être prises lors d'un séjour sous tente :
Le risque d'une rencontre potentiellement dangereuse avec un ours polaire peut être minimisée, mais jamais complètement écartée.
L'enquête a montré que l'ours polaire était un ours âgé, amaigri et qui devait souffrir de très fortes douleurs dentaires ; en effet, sur plusieurs de ses dents abîmées les nerfs étaient en partie à vif. Il est possible que pour cette raison ses capacités de chasseur soient devenues beaucoup plus limitées et qu'il était de ce fait affamé. Il est plausible aussi que la douleur ait rendu l'ours plus agressif, mais cela n'est pas confirmé. En revanche, en ce qui concerne le groupe, il est certain que les systèmes de sécurité n'ont pas fonctionné : les alarmes de la clôture ne se sont pas déclenchées, de même que le pistolet d'alarme et le fusil n'ont pas rempli leur fonction. Jusqu'à maintenant les raisons restent encore inconnues et on attend les résultats de l'enquête.
La clôture de sécurité est un sujet dont on discute depuis déjà longtemps, notamment en ce qui concerne sa disponibilité et sa fiabilité. Le système le plus sûr est de fabrication militaire et peut être loué à Longyearbyen, toutefois les stocks sont vite épuisés et un nouvel approvisionnement de matériel militaire n'a pu jusqu'à présent être trouvé, bien que le gouverneur s'y soit engagé.
On peut se demander pourquoi le fusil à répétition de type Mauser n'a pas fonctionné. Les leaders du groupe ont essayé à quatre reprises de tirer sur l'ours mais aucun coup n'est parti. Cela est du peut-être à une mauvaise utilisation de l'arme. Le bouton du cran de sûreté a une position intermédiaire entre « armé » et « non-armé », où l'on peut recharger mais non tirer. Cela sert à décharger et recharger en toute sécurité et permettrait d'attribuer le non-déclenchement des coups dans un moment de panique à un problème dû aux munitions ou à l'arme elle-même. Dire que c'est ce qui s'est passé dans ce cas précis serait assurément de la pure spéculation.
C'est seulement quand l'un des leaders du groupe, déjà blessé, ramassa une des cartouches qui se trouvaient par terre et rechargea, qu'il put abattre l'ours d'une balle dans la tête, et ainsi éviter d'autres dégâts.
En attendant, le ministre norvégien de l'environnement envisage de modifier la loi sur la protection de l'environnement au Svalbard, afin d'augmenter les mesures de protection en cas d'attaque d'ours polaire contre des groupes voyageant en dehors des agglomérations au Svalbard.
Cette attaque dramatique a soulevé une foule de questions concernant, entre autres, la conscience, la formation et la disponibilité d'un matériel de protection approprié. Les médias britanniques ont accordé une attention très vive à cette affaire et beaucoup de parents éprouvent une inquiétude grandissante en ce qui concerne le niveau d'expérience des guides. Patrick Flinders, l'un des blessés âgé de 16 ans, déclarait au journal « Sunday Mirror » que les deux leaders avaient admis n'avoir jamais vu un ours polaire auparavant et qu'un seul avait séjourné dans la région il y a dix ans. Le père de l'adolescent envisage d'intenter un procès à la société organisatrice, la BSES (British Schools Exploring Society).
Source: Sysselmannen / Svalbardposten / Icepeople
Les océans et les mers n'en peuvent plus...
La grande plaque de déchets du Pacifique est bien connue : une zone océanique dans cet océan qui, avec les courants marins, concentre les déchets que nous rejetons directement en mer mais surtout ceux issus de nos activités terrestres, d'une surface plus importante que l'Inde. Elle a son équivalent dans l'océan Atlantique, d'une superficie équivalente à la France, la Belgique et la Grèce réunies... Ces déchets résultent de l'accumulation de déchets plastiques : bouteilles vides, bouchons, sacs... et de milliards de débris dont la masse unitaire n'excède pas un dixième de celle d'un trombone.
2011 - 2012 : Année de la chauve-souris
L'année 2011 est l'année de l'arbre mais aussi celle de la chauve-souris qui, même si elle a bien peu bonne presse auprès du grand public joue pourtant un rôle fondamental dans les écosystèmes ! Des chauves-souris insectivores d'Europe qui participent directement à l'éradication des parasites sur les semences, aux chauves-souris pollinisatrices des tropiques, ces mammifères en sont des composantes essentielles et vitales. Or plus de la moitié de toutes les espèces sont classées par l'Union Internationale pour la Conservation « espèces menacées », par la perte de leur habitat, la déforestation, les perturbations liées aux activités humaines... Nous les observons au Costa Rica, en Tanzanie...
En Nouvelle Zemble (Russie), un ours polaire risque sa vie sur une étroite corniche surplombant une falaise pour y trouver un repas d'oeufs de guillemots de brunnich... C'est la première observation d'un tel comportement et il est probable que la seule faim engendrée par les nouvelles conditions climatiques soit à l'origine d'une telle prouesse...
Les passagers Grands Espaces privilégiés de la croisière Terre François Joseph, à bord du Shokalsky, ont pu immortaliser ces images. Quelle Chance !
La cabine téléphonique perchée qui constituait l'énigme de la dernière lettre se situe dans le Yukon, entre Whitehorse et Dawson City. Les gérants de cette ancienne station à essence transformée en "relais pistier" sont originaux, et cette attraction tient davantage de la plaisanterie que de l'utilitaire, même si en hiver la hauteur de neige peut aller jusqu'à un mètre ! On n'y trouve plus d'essence, mais on y mange les meilleures tartelettes aux myrtilles...
Une petite fille du nom de Svenja est venue rejoindre la famille de Mathieu (du bureau). Elle est née le 31.08 vers 1h00 (3880g et 49cm) à l'hôpital de Morges (Suisse). Après quelques soucis durant la grossesse, elle a finalement dépassé le terme prévu pour venir au monde. Mathieu, qui n'avait pas participé aux croisières polaires de l'été en prévision d'une naissance éventuellement prématurée, aura pu apprendre la patience ! Svenja se porte bien et fait la grande fierté de ses parents et de son frère Björn. Comme pour ce dernier, son prénom est d'origine des pays nordiques ! Alors, à quand son premier voyage pour le Grand Nord ?
Guides
Certains de nos guides ont été mis à rude contribution durant l'été. En raison de violents orages sur Montréal, Simon a dû faire plusieurs détours pour finalement arriver juste à temps en Islande pour rejoindre le groupe en partance pour le Groenland. Agnès et Samuel ont dû s'armer de patience lors de leur retour du Canada. En effet le vol qui devait les amener à Keflavik avait plus de 14 heures de retard, heureusement qu'ils avaient de la marge ! Alain et Frédéric ont quant à eux relié quasiment directement le Spitzberg au Groenland de l'Est.
Christian Genillard a pour sa part exercé avec brio le rôle de chef d'expédition sur le Plancius pour la première fois. En bien entendu, on n'oublie pas tous les autres guides présents sur les différents voyages, merci de votre travail apprécié !
Christian Kempf, lui, est reparti au Kamchatka jusqu'à la fin septembre. C'est ensuite avec Louis et Raymond, qu'il sera à nouveau au Spitzberg pour la croisière « aurores boréales ».